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Le gouvernement portugais a accepté dans la nuit de vendredi à samedi de négocier des solutions de rechange à une hausse des cotisations sociales à l'origine de mouvements de contestation attisés par le renforcement du plan d'austérité élaboré avec l'Union européenne et le FMI, l'an passé.

Alors que des milliers de manifestants s'étaient réunis dans le quartier de Belém, devant le palais présidentiel, le gouvernement a annoncé au terme d'une réunion de huit heures que des négociations se dérouleront entre le gouvernement, les syndicats et les organisations patronales.

Vendredi, le premier ministre Pedro Passos Coelho avait promis "d'écouter le pays" après les grandes manifestations de la semaine passée qui l'avaient conduit à accepter de "calibrer" les mesures d'austérité.

Le gouvernement de centre-droit avait annoncé le 7 septembre qu'il souhaitait une augmentation de sept points des cotisations salariales, qui passeraient de 11 à 18% en 2013. L'annonce avait provoqué une crispation de la population déjà peu encline à accepter le plan d'austérité.

"Le gouvernement a informé le conseil (d'Etat, organe consultatif) qu'il était prêt à étudier, dans le cadre d'une négociation sociale, d'autres solutions au changement du taux de cotisations sociales", indique un communiqué publié après la réunion.

Le texte précise que "les difficultés qui pouvaient affecter la solidité de la coalition au pouvoir ont été surmontées", confirmant que les deux formations dirigeantes restent unies pour parvenir à atteindre les objectifs du plan de sauvetage financier.

Ce changement de cap s'est opéré sous la pression de la rue qui a accueilli vendredi soir les membes du conseil d'Etat et le ministre des Finances Vitor Gaspar par des huées à leur arrivée au palais présidentiel.

Des milliers de Portugais étaient déjà descendus dans la rue samedi dernier pour protester contre cette nouvelle vague d'austérité. Ils n'avaient jamais protesté en aussi grand nombre depuis l'attribution au printemps 2011 d'une aide financière par le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne en échange d'une politique de rigueur.

Les nouvelles mesures d'austérité ont fait l'objet de vives discussions entre les sociaux-démocrates de Passos Coelho et leurs partenaires de coalition, les conservateurs du Parti populaire (CDS), tradionnellement hostiles aux hausses d'impôts.

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ATS