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Le Parlement péruvien a voté la censure de la Première ministre, Ana Kara, provoquant la chute du gouvernement. Cette mesure intervient après des révélations sur l'espionnage de députés, journalistes, hommes d'affaires et citoyens par les services de renseignement.

C'est la première fois depuis 1968 que le Congrès péruvien censure un chef de gouvernement. Et cette affaire est la plus grave que doit affronter le président Ollanta Humala.

Il va devoir nommer pour la septième fois un nouveau Premier ministre à moins d'un an de la fin de son mandat. Au pouvoir depuis quatre ans, le président Humala ne dispose pas de majorité au Parlement.

La censure, qui entraîne la chute de l'ensemble du gouvernement, a été votée par 72 voix pour, 42 contre et deux abstentions.

Le choix du nouveau Premier ministre devra être confirmé par le Parlement. En cas d'échec, le président peut dissoudre le Congrès et convoquer des élections législatives.

Politiciens espionnés

Le 19 mars, l'hebdomadaire Correo Semanal avait publié une liste de Péruviens, faisant l'objet d'une surveillance de la Direction nationale du renseignement (Dini). Parmi ces personnes espionnées figuraient des hommes politiques et leurs familles, des hommes d'affaires et des centaines de citoyens ordinaires.

A la suite de ces révélations, la présidente du Conseil des ministres, Ana Jara, à la tête du gouvernement depuis moins d'un an, avait été convoquée devant le Parlement. Elle avait alors expliqué avoir diligenté une enquête, assurant que cette affaire d'espionnage remontait aux gouvernements précédents.

"Cela remonte à 2005 (...) et rien n'a été fait. Maintenant que quelqu'un veut faire quelque chose, on veut le censurer", s'était indigné le parlementaire Victor Isla, membre du parti au pouvoir.

"Même si elle n'a pas donné d'instructions pour que cela se produise, il est évident qu'en politique, il faut assumer ses responsabilités", avait pour sa part estimé l'opposant Javier Bedoya.

Début février, le gouvernement avait ordonné la fermeture temporaire de la Dinji, accusée d'espionner tant des membres du gouvernement que des opposants.

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ATS