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Ce sont surtout de très grandes villes qui exploitent des métrocâbles, à l'instar de Medellin en Colombie, qui a été un précurseur.

KEYSTONE/EPA/EDGAR DOMINGUEZ

(sda-ats)

Le projet de métrocâble en ville de Fribourg franchit une étape. Le Grand Conseil fribourgeois a donné mercredi son feu vert au Conseil d'Etat pour piloter une étude sur l'intérêt et les coûts d'un tel moyen de transport.

Les députés ont adopté un postulat en ce sens par 77 voix contre 15 oppositions et 4 abstentions. Cette proposition avait été déposée l'automne dernier par Antoinette de Weck (PLR) et Erika Schnyder (PS). L'exécutif cantonal y était favorable.

La télécabine irait de la gare à l'Hôpital fribourgeois, puis jusqu'à une nouvelle zone de développement près de la sortie d'autoroute Fribourg Sud: un parcours de 1500 mètres en 7-8 minutes. Elle pourrait transporter jusqu'à 3200 voyageurs par heure et par sens. L'investissement est estimé à 24,5 millions de francs et les coûts d'exploitation à 3-4 millions par an.

"Nous sommes conscients que ce projet n'est pas simple à réaliser", surtout dans la densité du milieu urbain, a dit Antoinette de Weck. Mais le métrocâble contribuerait justement à décongestionner le trafic dans un contexte de forte croissance démographique.

Partis craintifs

Seule l'UDC a fait bloc contre le postulat. Il s'est demandé s'il ne vaudrait pas mieux développer les transports publics terrestres. Il s'est inquiété aussi de l'absence de précisions sur la répartition des coûts (communes, canton, éventuellement Confédération).

Les autres groupes ont soutenu le projet, mais avec une certaine retenue, à l'exception du PLR. Celui-ci estime que les coûts devraient être maîtrisables, et que Fribourg a besoin de solutions même si elle n'est pas une mégapole.

Le PS, lui, juge que le projet risque d'être "disproportionné" pour une ville de la taille de Fribourg. Quant au PDC, il a demandé de bien évaluer dès le départ le réel potentiel de clientèle, et s'il s'avère incertain, d'avoir le courage d'arrêter des études onéreuses.

L'Etat n'investira pas des sommes exorbitantes avant d'avoir vérifié si l'intérêt du projet se confirme, a rassuré Maurice Ropraz, conseiller d'Etat en charge des infrastructures. Le Conseil d'Etat devrait répondre au postulat dans un délai d'un peu plus d'un an.

Multiples avantages

L'exécutif cantonal relève que ce système a de multiples avantages: franchissement aisé des obstacles, faible emprise au sol et forte capacité de passagers. Les principaux problèmes sont le survol des habitations, l'impact visuel et sonore, ainsi que la maintenance.

Un métrocâble "fait certes du bruit, mais vous n'allez pas me dire que les bus et les voitures n'en font pas", a commenté Erika Schnyder. Ce moyen de transport a déjà fait ses preuves dans bon nombre d'agglomérations engorgées, a-t-elle souligné.

Il est vrai que les téléphériques urbains ont la cote à travers le monde, mais surtout dans les très grandes villes (Medellin, Caracas, Rio, Londres ou encore New York). En Suisse, plusieurs projets existent, notamment à Lausanne, à Genève et à Morges.

ATS