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L'initiative a été déposée les signatures en 2014 (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

La droite du Grand Conseil vaudois a considérablement remodelé le projet d'assurance bucco-dentaire du Conseil d'Etat. Ce contre-projet a été vidé de sa substance, selon la gauche, qui recommande de préférer l'initiative. Les Vaudois auront le dernier mot.

Le premier débat n'est pas encore terminé, mais les fronts sont si tranchés que l'issue des travaux parlementaires semble claire: dans les urnes, les Vaudois auront le choix entre l'initiative lancée par le POP et Solidarités d'une part, et un contre-projet fortement modifié par la droite du Grand Conseil d'autre part.

Une "coquille vide", un "contre-projet alibi" et "réduit à peau de chagrin": socialistes, Verts, Ensemble à Gauche et PDC-Vaud Libre ont tiré à boulets rouges contre le texte amendé par la droite. Les deux camps, de droite et de gauche, ont voté en bloc.

Consensuel et innovant

Initialement, le contre-projet gouvernemental proposait de financer 50% des soins dentaires des enfants jusqu'à 18 ans. Des aides étaient prévues pour les frais importants des adultes (au-delà de 3% du revenu net), ainsi que pour les aînés. Le financement était assuré par un prélèvement sur les salaires et une taxe sur les boissons sucrées.

Le contre-projet était "consensuel, solide et innovant", a déclaré Jessica Jaccoud (PS). Au final, le texte amendé ne va pas plus loin que ce que proposent déjà plusieurs communes. "PLR, UDC et Vert'libéraux ignorent honteusement les difficultés d'accès des aînés aux soins bucco-dentaires", a lancé la députée.

Verrou idéologique

Le conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard a regretté que les opposants aient mis "un verrou idéologique" sur ce débat, refusant "l'affrontement des arguments". "La majorité de droite a décidé que le social, cela allait comme ça et qu'il fallait arrêter", a-t-il dit. "Si la population veut que quelque chose bouge, elle n'aura pas d'autre choix que l'initiative", a-t-il constaté.

La droite en a appelé à la responsabilité individuelle, rejetant tout "saupoudrage" des deniers du canton. "Nous ne sommes pas opposés à toute action de l'Etat. Nous sommes favorables au dépistage et souhaitons que l'effort soit porté sur les mineurs et les jeunes, sans exclure d'autres catégories de la population particulièrement vulnérables", a expliqué Gérard Mojon (PLR).

Efficacité du dépistage

"Les caries ont fortement diminué chez les enfants", a relevé Christelle Luisier (PLR). "Cela démontre l'efficacité des mesures prises pour dépister et traiter les jeunes. Pour les plus démunis, Vaud possède déjà un filet social conséquent", a-t-elle dit.

Le premier débat se poursuivra la semaine prochaine. Le Grand Conseil donnera notamment sa recommandation de vote pour l'initiative. Ce texte, déposé en 2014, avait recueilli plus de 15'000 signatures.

L'initiative va beaucoup plus loin que le contre-projet initial du Conseil d'Etat vaudois. Elle propose d'instaurer une assurance obligatoire pour les soins dentaires de base, avec un réseau de policliniques dentaires régionales. Les coûts sont estimés à quelque 300 millions de francs par an. Des initiatives similaires ont été déposées dans les cantons de Genève, Neuchâtel et Valais.

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ATS