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Roger Federer peut continuer d'écrire l'histoire du tennis dimanche en finale à Wimbledon.

S'il devient le premier homme à s'adjuger un 8e titre sur l'herbe de Church Road, le Bâlois améliorera un autre record masculin en portant son total de trophées majeurs à 19. Mais Marin Cilic possède bien les armes pour l'en empêcher.

À bientôt 36 ans - il les fêtera le 8 août -, Roger Federer n'est toujours pas rassasié. Il avait bluffé son monde en janvier à Melbourne, pour son premier tournoi officiel depuis son retour aux affaires. Vainqueur en cinq sets en demi-finale face à Stan Wawrinka puis en finale face à Rafael Nadal, il avait prouvé le bien-fondé de cette décision prise juste après l'édition de Wimbledon 2016: celle de mettre un terme à sa saison pour soigner son genou meurtri et préparer en toute sérénité l'exercice 2017. Cette fraîcheur qui lui avait permis de renverser des montagnes pour cueillir son 18e titre du Grand Chelem, il l'a retrouvée en faisant l'impasse sur la saison sur terre battue.

L'objectif d'une vie

Wimbledon, c'est le tournoi qui lui a fait aimer les grands attaquants que furent Stefan Edberg, Pete Sampras ou Boris Becker. C'est là où il a décroché son premier titre majeur junior en 1998, où il s'est révélé aux yeux du grand public en terrassant le quadruple tenant du trophée et septuple lauréat du tournoi Pete Sampras en 2001 (8e de finale) et, surtout, où il a écrit le premier chapitre de sa légende en 2003.

Vainqueur en trois sets de Mark Philippoussis dans une première finale de Grand Chelem qu'il avait maîtrisée de À à Z, Roger Federer aura fait de Wimbledon l'objectif ultime de toute une carrière. S'il ne devait pouvoir jouer qu'un seul tournoi, ce serait celui-ci. Grand consommateur de l'histoire de son sport, il sait que c'est là qu'elle s'écrit. Il y a d'ailleurs vécu parmi ses plus grands moments avec ces sept sacres, dont un au terme d'une finale mémorable mémorable (16-14 au cinquième set face à Andy Roddick) qui lui avait permis de battre en 2009 le record de Pete Sampras avec un 15e sacre majeur.

"Marquer l'histoire ici, c'est très important", a rappelé vendredi Roger Federer, qui a aussi connu à Wimbledon l'une de ses plus "belles" défaites, en 2008. Alors quintuple tenant du titre, il avait subi en cinq sets la loi de Rafael Nadal, qu'il avait battu dans les deux précédentes finales. Il n'oublie pas non plus les deux autres échecs essuyés au stade ultime de la compétition, en 2014 et en 2015 (à chaque fois face à Novak Djokovic), alors que son compteur était bloqué depuis Wimbledon 2012 à 17 trophée du Grand Chelem.

Cilic peut le faire

Un compteur qui indiquait d'ailleurs aussi "17" lorsque le Bâlois a été battu pour la seule fois en sept confrontations par Marin Cilic. C'était en demi-finale de l'US Open 2014, et il n'avait rien pu faire devant le Croate, injouable sur son service, remarquable d'efficacité à la relance et capable de déborder son adversaire tant en coup droit qu'en revers. Marin Cilic s'était imposé 6-3 6-4 6-4, et avait confirmé son exploit le lendemain en dominant nettement Kei Nishikori pour cueillir son premier "Major".

Roger Federer, qui n'était certes pas au sommet de son art durant cet US Open, serait surpris si le géant de 1m98 passait à côté de sa finale, comme il l'a souligné vendredi. Marin Cilic avait maîtrisé tous les aspects de sa première finale de Grand Chelem, comme le Bâlois il y a 14 ans à Church Road, et il n'y a aucune raison qu'il soit écrasé par la pression dimanche. Opposé au meilleur joueur de tous les temps, il a même toutes les raisons d'évoluer l'esprit libre.

Gazon chéri

Mais Roger Federer peut lui aussi jouer de manière libérée. Difficile d'écrire qu'il s'agit d'une opportunité peut-être unique de triompher une dernière fois en Grand Chelem. Il a fait taire tous ses détracteurs en alignant les chefs d'œuvre à Melbourne, et évolue à un niveau tout aussi impressionnant depuis le début de ce tournoi. Certes, il fut moins seigneurial en demi-finale face à un très solide Tomas Berdych, mais il a su élever son niveau de jeu dans les moments-clés pour atteindre la finale sans avoir lâché le moindre set en six matches.

Tous les voyants sont au... vert pour Roger Federer. Il sait Marin Cilic capable de lui poser des problèmes quasi insolubles. Il s'en était d'ailleurs sorti d'extrême justesse face au Croate l'an dernier en quart de finale à Londres, effaçant trois balles de match après avoir été mené deux sets à zéro. Mais le maître sait aussi que c'est sur ce Centre Court que sa vitesse de bras, son toucher de balle et même son jeu de défense s'expriment le mieux. Et sa la magie opère à nouveau, il pourrait bien soulever une huitième fois ce trophée chéri.

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ATS