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Le président français François Hollande (à gauche) accueillant le Cheikh Ahmed al-Tayeb, le grand imam d'Al-Azhar. Ce dernier a suivi des études à l'université parisienne de La Sorbonne, mais il s'agissait de sa première visite en France depuis sa nomination en 2010.

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

Le grand imam d'Al-Azhar, Cheikh Ahmed al-Tayeb, a exposé mardi à Paris au président français François Hollande son action "contre les dérives extrémistes". Il est considéré comme la plus haute autorité de l'islam sunnite.

Selon un communiqué de la présidence française, le grand imam "a fait part de son action, à la tête de cette haute institution spirituelle de l'islam sunnite", basée en Egypte, "pour lutter contre les dérives extrémistes".

"Les autorités françaises ont salué ces efforts", poursuit le communiqué publié à l'issue de la rencontre. Les ministres français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault étaient également présents.

"Le président de la République a évoqué la situation en France et salué les engagements pris par les représentants de l'islam de France afin de contribuer à la prévention de la radicalisation", ajoute le communiqué.

Avant sa visite au Palais de l'Élysée, Cheikh Ahmed al-Tayeb a déposé une gerbe de fleurs devant la salle de concerts du Bataclan, en hommage aux victimes des attentats djihadistes du 13 novembre. Il avait, dès le 14 novembre, condamné ces attaques, les qualifiant d'"odieuses" et appelant "le monde entier à s'unir pour faire face à ce monstre".

Critique virulent

Francophone, âgé de 70 ans, Cheikh Ahmed al-Tayeb a suivi des études à l'université parisienne de La Sorbonne, mais il s'agissait de sa première visite en France depuis sa nomination en 2010. Il avait déjà rencontré François Hollande en janvier 2015, à l'occasion des obsèques du roi Abdallah d'Arabie Saoudite.

"Ouvert sur le monde", selon son entourage, le grand imam milite pour un discours islamique adapté au XXIe siècle, en particulier pour les musulmans vivant dans des pays occidentaux. Il s'est imposé comme l'un des critiques les plus virulents des djihadistes.

Il avait effectué lundi une visite historique au Vatican pour rencontrer le pape François, après dix ans de relations tendues entre les deux institutions religieuses.

ATS