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La situation s'aggrave encore pour le groupe de raffineries zougois Petroplus. Il a annoncé jeudi que l'ensemble de ses lignes de crédit auprès d'un groupe de 13 banques avait été gelées, alors que la mesure n'en concernait jusqu'ici qu'une partie.

Fin décembre, le groupe propriétaire de la raffinerie de Cressier (NE) avait annoncé qu'une ligne de crédit de 1 milliard de dollars (près de 950 millions de francs) avait été coupée par les banques, sur des facilités de crédit à hauteur de 2,1 milliards.

L'accès à ses comptes assignés en gage auprès de ces banques suisses et étrangères, parmi lesquelles UBS et Credit Suisse, a également été limité, a indiqué Petroplus. Les négociations avec ces banques se poursuivent, précise l'entreprise.

Dans son communiqué, le groupe qui a déjà entamé la fermeture - qualifiée de temporaire - du site de Petit-Couronne (France) détaille que la raffinerie d'Anvers (Belgique) entamera ce processus "dans les jours à venir", et Cressier "au début de la seconde moitié de janvier". Sur les sites d'Ingolstadt (Allemagne) et Croydon (Angleterre) l'activité est progressivement réduite.

Recherche de solutions

Petroplus cherche "une solution alternative" qui "réside pour une large part dans une entreprise qui pourrait nous apporter à la fois le produit (le pétrole brut) et les lignes de crédit de substitution", avait déclaré auparavant son directeur général Jean-Paul Vettier.

"Des discussions sont en cours et elles auront lieu encore dans les prochains jours", a précisé M. Vettier. "J'espère que nous parviendrons dans un horizon de temps très court à un accord qui permette à l'entreprise de vivre", a-t-il ajouté.

Le ciel s'assombrit sur Cressier

Pour ce qui concerne la raffinerie de Cressier, où travaillent quelque 260 personnes, le ciel s'assombrit encore avec les dernières informations publiées par Petroplus sur ses facilités de crédit.

La porte-parole du Département fédéral de l'économie (DFE) Evelyn Kobelt avait par ailleurs indiqué mercredi à l'ats que si l'entreprise "n'est pas sans importance pour la Suisse (...) la Confédération n'impose aucun maintien de capacité de raffinage".

ATS