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Depuis le sommet du 12 juin entre Donald Trump et Kim Jong-un, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré que son pays ne changerait pas sa position militaire à l'égard de son voisin tant qu'il n'aurait pas vu des mesures vérifiables et irréversibles du désarmement de Pyongyang (archives).

KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI

(sda-ats)

La Corée du Nord constitue toujours une menace pour la sécurité du Japon, estime le ministère japonais de la Défense. Et ce, malgré l'arrêt des tests balistiques et la promesse du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un d'oeuvrer à la dénucléarisation de la péninsule.

"Les activités militaires de la Corée du Nord représentent la menace la plus grave et la plus pressante à laquelle notre pays a été confrontée", est-il écrit dans le "livre blanc". "Nous devons surveiller attentivement la Corée du Nord afin de voir quelles mesures concrètes elle prend pour abandonner ses programmes nucléaire et balistique", écrit le ministère de la Défense dans son rapport.

Depuis le sommet du 12 juin entre Donald Trump et Kim Jong-un, qui ont promis d'oeuvrer à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré que son pays ne changerait pas sa position militaire à l'égard de son voisin tant qu'il n'aurait pas vu des mesures concrètes, vérifiables et irréversibles du désarmement de la Corée du Nord.

Le ministre de la Défense, Itsunori Onodera, prend certes acte du "dialogue" qui s'est noué entre la Corée du Nord et ses anciens ennemis. "Mais nous ne pouvons pas ignorer le fait que, encore à ce jour, Pyongyang possède plusieurs centaines de missiles mettant quasiment l'ensemble du territoire japonais à sa portée", a-t-il souligné.

Menace chinoise

Dans le livre blanc, le Japon réaffirme en outre ses "vives inquiétudes" quant aux ambitions militaires et navales de la Chine. Pékin "tente de modifier le statu quo par la contrainte" dans la région, déplore le gouvernement nippon.

La Chine, arguant d'une présence plus ancienne en mer de Chine méridionale, revendique de nombreuses îles et récifs de la zone, face aux prétentions rivales d'autres pays riverains (Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei) et elle appuie ses prétentions de souveraineté en installant des armements sur des îlots qu'elle contrôle.

En mer de Chine orientale, Pékin dispute par ailleurs au Japon les îles Diaoyu, administrées par Tokyo sous le nom de Senkaku.

Annulation américaine

La publication de ce rapport japonais intervient alors que le président américain a brusquement annulé vendredi un déplacement de son chef de la diplomatie Mike Pompeo en Corée du Nord.

Il a invoqué un manque de progrès sur la question de la dénucléarisation pour expliquer ce choix. Selon le Washington Post, qui cite deux représentants de l'administration américaine, Mike Pompeo a reçu vendredi une lettre belliqueuse de la part de Kim Yong-chol, vice-président du comité du parti unique et ancien chef des services de renseignement nord-coréen.

Le contenu exact du message n'était pas clair, ajoute le journal, mais suffisamment agressif pour que Trump et Pompeo décident d'annuler ce déplacement un jour seulement après l'avoir annoncé. Aucun commentaire n'a été obtenu par le Washington Post auprès de la Maison Blanche et du département d'Etat.

La presse officielle nord-coréenne a accusé dimanche les Etats-Unis de jouer un "double jeu" et de "manigancer un complot criminel" après que Washington a annulé la visite de Pompeo. Kim Yong-chol a joué un rôle-clé dans l'organisation du sommet du 12 juin à Singapour entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, et a mené les précédents cycles de discussions avec Mike Pompeo.

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ATS