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Le gymnasien jordanien résidant à Bienne et inculpé au Kenya pour ses liens présumés avec les insurgés islamistes somaliens ne peut plus entrer en Suisse jusqu'à nouvel ordre. Parallèlement, l'Office fédéral des migrations (ODM) a engagé une procédure de révocation de l'asile.

Des indices clairs montrent que cette personne a séjourné dans des régions de la Somalie dans lesquelles se trouvent des groupes djihadistes impliqués dans un conflit, écrit samedi le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué. Il semble aussi qu'elle ait entretenu des contacts avec des éléments islamistes en Suisse.

Sur mandat du service de renseignement de la Confédération, l'Office fédéral de la police (fedpol) a donc prononcé une interdiction temporaire d'entrée.

Une telle mesure vise à "sauvegarder la sécurité intérieure et extérieure de la Suisse", qui peut être compromise notamment en présence d'un risque de terrorisme, d'extrémisme violent ou de criminalité organisée. Ces dernières années, fedpol a prononcé environ 150 interdictions d'entrée par année.

Interrogés par l'ats, les services de Simonetta Sommaruga ont confirmé qu'il s'agit du gymnasien de Bienne arrêté en mai à Nairobi. Un tribunal de la capitale kényane l'a inculpé le 6 juin pour son "implication dans des activités criminelles organisées", en tant que membre des shebab, un groupe islamiste qui se réclame d'Al-Qaïda.

Recours possibles

Actuellement au Kenya, ce Jordanien de 19 ans qui possède le statut de réfugié va être placé sous la protection du bureau local du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Le jeune homme peut recourir auprès du DFJP contre l'interdiction temporaire d'entrée.

Et si une décision de révocation de l'asile devait être prise, il pourrait recourir au Tribunal administratif fédéral (TAF). L'ODM vérifie s'il a abusé du droit d'hospitalité de la Suisse, a-t-il été précisé à l'ats. Il n'est pas encore possible de dire si les conditions de révocation de l'asile sont réunies.

ATS