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Les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont relâché mercredi le journaliste français Roméo Langlois, comme ils l'avaient promis. Le correspondant de la chaîne de télévision France 24 à Bogota avait été enlevé le 28 avril dans le sud du pays.

Sur des images diffusées par la chaîne latino-américaine Telesur, le reporter, âgé de 35 ans, est apparu souriant au sein d'une foule. Il a déclaré avoir été bien traité pendant sa captivité. "A part le fait d'avoir été retenu durant un mois, alors que j'étais blessé, tout le reste s'est bien passé, je ne peux pas me plaindre, j'ai été traité, je crois, comme n'importe quel combattant", a-t-il dit en espagnol.

Sa libération a été confirmée à Paris par France 24, puis par l'Elysée. Le président François Hollande a exprimé sa "très grande joie". "Je m'associe pleinement au bonheur et au soulagement de sa famille, de ses proches, ainsi que de la rédaction de France 24", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Six heures de route

Selon France 24, la libération du journaliste a eu lieu à 13h34 (heure de Bogota, 20h34 suisses) dans un petit village de la région de Florencia, en présence d'une délégation comprenant des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de l'ONG "Colombiens et Colombiennes pour la paix" et de Jean-Baptiste Chauvin, émissaire de François Hollande.

Une cérémonie spéciale avait été préparée dans ce village de 300 âmes, situé à moins d'une centaine de kilomètres de Florencia, mais dont l'accès est difficile en raison des pistes boueuses. Il a fallu six heures de route à la délégation pour l'atteindre.

"Nous avons besoin de la présence de l'Etat. Pas avec ses armes ou ses bombes, mais avec ses investissements", proclamait une banderole dans les rues.

Correspondant depuis une dizaine d'années en Colombie, M. Langlois a été enlevé le 28 avril lors de l'attaque d'une brigade militaire qu'il accompagnait pour filmer une opération anti-drogue dans le fief de cette guérilla, forte de 9200 combattants.

ATS