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La bombe a explosé dans une rame du métro près de la station Technologicheskiy Institute à St-Pétersbourg.

KEYSTONE/AP/DMITRI LOVETSKY

(sda-ats)

L 'homme, suspecté par la police russe d'être à l'origine de l'attentat-suicide, qui a tué 14 personnes lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg, s'était récemment rapproché de l'islam. Il s'était ensuite rendu en Turquie, ont confié deux de ses connaissances.

Ces deux personnes ignorent toutefois si le Russe d'origine kirghize, s'est ensuite rendu en Syrie, déjouant la surveillance des services antiterroristes russes.

Quatorze personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées lundi après-midi dans l'attentat-suicide, alors que le président russe Vladimir Poutine était en visite dans la ville. Aucune revendication n'a été émise.

L'Etat islamique a menacé d'attentats sur le sol russe en représailles à l'intervention militaire du Kremlin en Syrie au côté du régime syrien du président Bachar al-Assad.

Raisonnable et poli

Né en 1995 à Och, deuxième ville du Kirghizistan, pays à majorité musulmane, le suspect a déménagé vers 2011 à Saint-Pétersbourg, où il a vécu de petits boulots pendant plusieurs années. Ses profils sur les réseaux sociaux n'indiquaient à l'époque aucun lien avec des groupes islamistes.

De 2015 à 2017, son parcours est plus flou, et certains de ses proches rapportent qu'il a disparu de la circulation, avant de refaire surface à Och en février. En mars, il est retourné à Saint-Pétersbourg, où il a loué l'appartement depuis lequel il devait partir lundi, avec deux sacs remplis d'explosifs.

Un de ses anciens collègues, dans une chaîne de restauration asiatique à Saint-Pétersbourg, le décrit comme un jeune homme raisonnable et poli qui ne buvait pas. En 2014, le jeune homme a commencé à s'intéresser à l'islam, à se rendre à la mosquée, prier et porter une barbe, précise le cuisinier, qui a refusé d'être identifié.

Une seconde connaissance du kamikaze présumé confirme cet intérêt pour la religion, mais réfute tout prosélytisme de sa part.

La police russe a arrêté huit personnes suspectées de complicité dans l'attentat. Six des suspects ont été interpellés dans un appartement d'un quartier résidentiel de Saint-Pétersbourg, deux autres à Moscou.

Dans le premier appartement, les enquêteurs ont retrouvé un engin explosif semblable à celui qu'a déposé le kamikaze sous un extincteur de la station de métro, avant de se faire lui-même exploser dans une rame. Ce premier engin n'a pas explosé.

ATS

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