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En juin 2016, Selahattin Demirtas était venu en Suisse expliquer la situation politique en Turquie. Aujourd'hui, il est en prison (archives).

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Le chef du principal parti pro-kurde de Turquie, Selahattin Demirtas, a annoncé jeudi qu'il entamerait une grève de la faim vendredi. Il entend ainsi protester contre les conditions de détention dans la prison où il est incarcéré depuis novembre.

Dans un communiqué, le co-président du Parti démocratique des peuples (HDP) a annoncé que cette grève de la faim visait à dénoncer les "pratiques illégales et inhumaines" dans la prison d'Edirne (nord-ouest). D'autres détenus kurdes y ont déjà fait de même.

Outre Edirne, d'autres prisons turques ont vu des prisonniers kurdes démarrer des grèves de la faim pour protester contre leurs conditions de détention: à Izmir (ouest), Ankara et Van (est)

Le charismatique chef de file du HDP est visé par des dizaines de procédures judiciaires. Il risque par exemple 142 ans de prison dans le cadre d'un procès où il est accusé de "diriger une organisation terroriste" et de faire de la "propagande terroriste".

Pas seulement les Kurdes

Les autorités turques accusent le HDP d'être la vitrine politique des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par Ankara, Washington et Bruxelles. Mais le deuxième parti d'opposition de Turquie ne se contente pas de défendre la cause des Kurdes.

Situé politiquement à gauche, il se bat aussi pour l'écologie, l'égalité hommes-femmes et les droits des minorités. Fondé en 2012, le HDP a obtenu cinq millions de voix lors des élections législatives de novembre 2015. Il a ainsi réussi à faire élire 59 députés au Parlement, où siègent 550 élus.

Immunité levée

Leur immunité parlementaire a toutefois été levée l'été dernier après le putsch manqué contre le président turc Recep Tayyip Erdogan. Une dizaine de ses députés sont actuellement en détention, dont M. Demirtas et sa co-présidente Figen Yüksekdag.

Ces arrestations ont suscité l'inquiétude des pays européens et d'ONG. Ils accusent le président Erdogan de vouloir étouffer toute voix d'opposition.

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ATS