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Le leader nord-coréen a exprimé son profond chagrin après le décès d'un de ses principaux diplomates, selon les médias officiels. Ils relatent jeudi d'une façon rare l'émotion de Kim Jong-Un envers un "camarade irremplaçable".

Kim Yang-Gon, 73 ans, est décédé mardi à l'aube dans un "accident de la circulation", selon les médias nord-coréens. Ils n'ont donné aucune précision supplémentaire sur les circonstances de ce décès.

Ce diplomate de carrière, qui a servi sous les trois générations de la "dynastie des Kim", avait été personnellement impliqué dans de nombreuses négociations avec le Sud et passait pour l'un des proches conseillers du numéro un nord-coréen.

Des funérailles d'Etat ont eu lieu jeudi matin.

Hommage ému

Depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, Kim Jong-Un s'est forgé une réputation de dirigeant impitoyable vis-à-vis des cadres qui lui déplaisent. Certains spécialistes de la Corée du Nord ont estimé qu'on ne pouvait exclure que Kim Yang-Gon, qui devait susciter beaucoup de jalousie, ait été la dernière victime d'une purge ou de manoeuvres internes au régime.

Mais les hommages et le ton utilisé par les médias officiels contrastent singulièrement jeudi avec le vocabulaire très cru employé par le passé pour des dirigeants victimes de purges. Le journal Rodong Sinmun a publié en une une photo de Kim Jong-Un touchant le visage de Kim Yang-Gon, allongé dans un cercueil orné de fleurs.

"Il a eu du mal à réprimer son immense chagrin, ses mains posées sur le corps froid du camarade révolutionnaire", relate l'agence officielle KCNA. "Kim Yang-Gon était son assistant fidèle, un camarade proche que personne ne peut remplacer, a-t-il dit", poursuit l'agence.

D'autres images montrent Kim et d'autres responsables nord-coréens s'inclinant devant la dépouille lors de cette visite mercredi.

Soirées alcoolisées

L'annonce de sa mort a fait naître au Sud des interrogations sur une nouvelle manoeuvre du régime. D'autant que d'autres dirigeants ont péri dans des "accidents de la circulation".

Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, il faut aussi chercher une explication de la récurrence des accidents chez les dirigeants nord-coréens dans leur comportement, et leur propension à prendre le volant pour rentrer chez eux à l'issue de soirées privées très alcoolisées.

Le piètre état des rues dans lesquelles se déroulent ces fêtes, souvent peu éclairées, peut aussi être une explication, selon le quotidien Joongang Ilbo.

Les véhicules des dignitaires du régime portent en outre des plaques différentes qui les autorisent à s'affranchir de toutes les règles de circulation, selon des transfuges.

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ATS