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Le Libyen Abdelbaset al-Megrahi, seul condamné pour l'attentat de Lockerbie en 1988 en Ecosse, est décédé dimanche à Tripoli, a annoncé son frère. Atteint d'un cancer, il avait été hospitalisé le mois dernier pour une transfusion sanguine, dans un état "très critique".

M. Megrahi avait été condamné en 2001 à la réclusion à perpétuité pour son implication dans l'explosion d'un avion de la Pan Am au-dessus de Lockerbie, qui avait fait 270 morts. Il avait été libéré par la justice écossaise pour des raisons humanitaires en 2009, des médecins ayant diagnostiqué un cancer en phase terminale.

Sa libération avait soulevé une vague d'indignation, en particulier parmi les familles des victimes, d'autant plus qu'il ne semblait plus mourant à son arrivée triomphale à Tripoli, et qu'il a survécu jusqu'ici, même s'il était déjà l'année dernière dans un état semi-comateux.

Services secrets

Abdelbaset al-Megrahi avait été remis en 1999 à la justice britannique par son gouvernement. Lors de son procès, il s'était présenté comme le directeur du Centre des études stratégiques de Tripoli.

Selon l'accusation, ce poste n'était en fait qu'une couverture destinée à cacher ses fonctions au sein des services secrets libyens, les JSO, où il aurait exercé de hautes responsabilités, ce qu'il a toujours nié. Son co-accusé, Al Amin Khalifa Fhimah, avait été acquitté.

Ce n'est qu'en 2003 que la Libye a reconnu officiellement sa responsabilité dans l'attentat, puis a payé 2,7 milliards de dollars en guise d'indemnisation aux familles des victimes.

ATS