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Le conseiller d'Etat genevois Mark Muller a annoncé lundi sa démission, car il ne supporte plus les attaques incessantes dont il est l'objet depuis plus d'une année. La succession du magistrat PLR, qui quittera ses fonctions mercredi, paraît très ouverte.

Mark Muller, placé sous les feux de l'actualité depuis le début de l'année après sa violente altercation avec un barman d'un dancing, a finalement craqué. Il dit quitter le gouvernement pour préserver "sa santé et ses proches", soulignant que le harcèlement qu'il subit ne lui permet plus d'accomplir correctement son travail. Le conseiller d'Etat estime n'avoir rien à se reprocher.

Dénouement logique

Pour la classe politique, la démission de Mark Muller semble un dénouement logique. "Elle marque la fin d'un épisode assez malheureux de la politique genevoise", déplore le président des Verts Yvan Rochat.

Après avoir perdu toute sa crédibilité, Mark Muller n'avait pas d'autre issue, commente la présidente de l'UDC Genève, Céline Amaudruz. "Sa situation était intenable", souligne pour sa part la secrétaire générale du PDC Sophie Buchs. "La décision était inéluctable", conclut le président des socialistes René Longet.

Succession d'affaires

La course à la succession de M. Muller est désormais ouverte. Le PLR, qui dispose de trois sièges au gouvernement genevois, tentera vraisemblablement de préserver sa position dominante au sein de l'exécutif. Le fondateur du MCG Eric Stauffer est pour sa part déjà en campagne. Les socialistes vont présenter un candidat afin de récupérer le siège qu'ils avaient perdu il y a deux ans.

Mark Muller s'est retrouvé au centre de plusieurs polémiques ces derniers mois. Il a tout d'abord été épinglé par la Cour des comptes pour des dysfonctionnements constatés au sein de la gérance immobilière de l'Etat.

Le conseiller d'Etat a ensuite fait scandale avec son sept pièces au centre-ville loué 1800 francs par mois, alors que les Genevois ont toutes les peines du monde à trouver des logements abordables.

ATS