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Antonio Ledezma a affirmé à Genève que 300'000 personnes étaient décédées ces dernières années dans son pays en raison de la crise politique.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le maire de Caracas en exil Antonio Ledezma exclut que l'opposition vénézuélienne présente un candidat à la prochaine présidentielle du 22 avril. Il a affirmé lors d'un sommet à Genève que 300'000 personnes étaient mortes en trois ans en raison de la crise politique.

Les ennemis du président Nicolas Maduro ont mené ces derniers jours des consultations pour décider d'une candidature ou non à la présidentielle. L'opposition ne présentera pas de candidat, a dit M. Ledezma dans des entretiens à plusieurs agences de presse en marge du Sommet de Genève pour les droits de l'homme et la démocratie. Il réclame une intervention extérieure et un gouvernement de transition.

Devant les participants au sommet, M. Ledezma a par ailleurs affirmé que "lors des trois dernières années, plus de 300'000 Vénézuéliens sont décédés" en raison notamment de la malnutrition et du manque de médicaments liés à la crise politique.

Les manifestations contre Nicolas Maduro, elles, ont fait au moins 125 victimes en 2017. "Ceux qui ne font rien quand un meurtre est perpétré sont aussi complices. Regardez le Venezuela et combien de civils sont tués", a-t-il expliqué. Et de dénoncer les sièges que Caracas occupe au Conseil de sécurité et au Conseil des droits de l'homme.

Liberté pour les opposants

M. Ledezma a ajouté qu'il ne se sentirait "pas libre" tant que d'autres opposants politiques, comme Leopoldo Lopez, en résidence surveillée, ne seraient pas relâchés. Et jusqu'à ce que la justice internationale ne se soit pas penchée sur ceux "qui ont détruit les institutions de mon pays".

Leopoldo Lopez, l'un des dirigeants de l'opposition, a été placé en résidence surveillée et déclaré inéligible. M. Ledezma, lui, a été arrêté il y a trois ans et condamné à 26 ans de prison pour tentative de renversement du régime puis assigné à résidence.

Il a réussi à s'échapper du pays le 17 novembre dernier pour rejoindre l'Espagne. Il a reçu récemment au nom de l'opposition vénézuélienne le Prix Sakharov des droits de l'homme du Parlement européen.

Corée du Nord aussi visée

Autre situation, la Corée du Nord a été abordée lors du sommet. Les parents d'un étudiant américain de 22 ans décédé en juin dernier, après son rapatriement de ce pays où il avait été arrêté en 2016, ont condamné "le pire régime" au monde.

Leur fils a "mis un visage sur la crise nord-coréenne", selon eux. Le président américain Donald Trump avait accusé Pyongyang d'avoir torturé ce jeune homme.

Et Kenneth Rae, l'Américain détenu le plus longtemps en Corée du Nord, torturé et accusé d'avoir voulu renverser le régime, a estimé que les 25 millions de Nord-Coréens sont en captivité. Ces personnes "doivent savoir que nous luttons pour elle", a-t-il dit.

Militante récompensée

De son côté, le prix des droits des femmes a été remis à Julienne Lusenge, présidente d'une coalition de 40 ONG de femmes en République démocratique du Congo (RDC). Cette chercheuse invitée au Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP, a souhaité que les femmes puissent contribuer au changement dans son pays.

Un opposant à Vladimir Poutine, Vladimir Kara-Murza, a également été honoré lors de la réunion.

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ATS