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Les malheurs des banques européennes, fragilisées par la crise de la dette et obligées de consolider leurs capitaux en cédant des actifs, font le bonheur de leurs rivales américaines. Celles-ci gagnent des parts de marché, des actifs à bas prix et des liquidités.

JPMorgan Chase, Citigroup et Goldman Sachs ont annoncé des résultats parfois décevants, plombés notamment par la crise de la dette européenne. Mais à toute chose malheur est bon. Les banques européennes, sous pression des marchés et des régulateurs, sont contraintes de céder des actifs pour renforcer leurs capitaux propres, à l'instar des Françaises Crédit Agricole, Société Générale et BNP Paribas ou de l'Espagnole Santander.

Gain de parts de marché

C'est l'occasion pour leurs concurrentes d'outre-Atlantique d'acquérir des actifs à bon prix. Dans un rapport publié le mois dernier, le cabinet Deloitte notait que ces "opérations de fusions et acquisitions par les banques américaines pourraient accélérer un peu dans le cadre de la crise de la zone euro".

Alors que les banques européennes réduisent leur activité dans de nombreux domaines et que leur image pâtit des turbulences de la zone euro, leurs rivales de Wall Street peuvent espérer gagner facilement des parts de marché.

Rapatriements de fonds

"Les banques européennes comptent 40'000 milliards de dollars d'actifs et sont en train de réduire leur périmètre" et les autres banques dans le monde "vont devoir se substituer à elles", relevait ainsi le directeur général de Citigroup.

Enfin, alors que les banques européennes peinent de plus en plus à se procurer des liquidités, leurs homologues américaines bénéficient de rapatriements de fonds vers les Etats-Unis de la part d'investisseurs qui liquident leurs actifs en euro, échaudés par les incertitudes et les risques qui pèsent sur l'économie européenne.

ATS