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Le manque d'aires de séjour et de transit pour les gens du voyage suisses reste un problème. Cette lacune met en péril un élément essentiel de leur identité culturelle, note le Conseil fédéral dans son 3e rapport sur la mise en oeuvre de la convention pour la protection des minorités nationales.

De 2500 à 3000 personnes du voyage suisses ont conservé un mode de vie semi-itinérant. Leurs besoins en aires de séjour (pour l'hiver) n'est couvert qu'à moitié même si le nombre de sites a augmenté en dix ans de 11 à 14 au total, note le document approuvé mercredi par le gouvernement.

Quant aux aires de transit (occupées l'été), elles ont reculé de 51 à 43, ce qui ne permet d'offrir qu'une place à 6 personnes sur 10. Les grands sites romands et tessinois ne sont en outre quasiment pas utilisés par les gens du voyage suisses, qui préfèrent une ambiance plus intime et évitent le contact avec les grands groupes étrangers.

Si deux tiers des aires de séjour sont bien notées, trois quarts de celles de transit présentent des problèmes, si bien que cinq à dix d'entre elles n'ont pas été utilisées ces dernières années.

Efforts à faire

Les cantons sont en premier lieu responsables de l'aménagement d'aires de séjour et de transit. La fondation "Assurer l'avenir des gens du voyage suisses" joue aussi un rôle. Les moyens que lui alloue la Confédération - quelque 150'000 francs par an - devraient être maintenus afin d'encourager financièrement la création de sites.

La fondation devrait en outre pouvoir acquérir des terrains adéquats. Elle devrait aussi soutenir cantons et communes pour l'aménagement de places de transit pour les gens du voyage étrangers le long des grands axes. La Confédération examine la possibilité de recourir aux terrains inutilisés de l'armée, de l'Office fédéral des routes et des CFF.

Pour le reste, le rapport du Conseil fédéral salue la nouvelle loi sur les langues nationales et ses effets positifs sur la situation des minorités linguistiques.

ATS