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Le duopole constitué par Migros et Coop rend le marché très difficile pour les marques indépendantes, selon Promarca (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le marché est très difficile en Suisse pour les marques indépendantes, en raison du poids de Migros et de ses propres produits et du duopole qu'il constitue avec Coop. Les contrefaçons et leur vente en ligne sont un autre défi, explique la directrice de Promarca.

En Suisse, 52% des produits vendus dans le commerce de détail proviennent de marques de distributeur. "C'est le taux le plus élevé au monde et cela est dû à Migros qui vend 90% de ses marques propres", a déclaré dans un entretien à l'Agence télégraphique suisse (ats) Anastasia Li-Treyer, directrice de Promarca.

Le duopole, fait de Migros et Coop, rend le marché "spécifique". Le taux de marques de distributeur est stable à 52% depuis plusieurs années et l'arrivée des discounters allemands Lidl et Aldi n'a pas changé le coefficient. "S'ils ont aussi des articles propres, ils ont aussi pris des marques dans leur assortiment", note la directrice.

Dans le marché des biens de consommation, cela laisse une place "limitée" pour les autres marques. "Comme la concurrence est forte, il faut être une enseigne confirmée pour arriver sur les rayons et correspondre à l'offre des deux grands distributeurs, soit Migros et Coop. Certains produits n'y arrivent jamais", observe Anastasia Li-Treyer.

Discounters: pas de changement

Les appellations suisses sont toujours perçues dans le pays et à l'étranger comme un symbole d'excellente qualité et de fiabilité. Même si la Suisse est championne de l'innovation, selon le Global innovation index, les produits suisses ne sont toutefois pas vus comme particulièrement innovants, regrette Anastasia Li-Treyer.

Cependant, comme le marché suisse a un standard de qualité très élevé, cela présente au moins un avantage en terme de contrefaçons: les distributeurs du pays veillent à ce que les faux soient absents de leurs étalages, explique Anastasia Li-Treyer, qui est également présidente de Stop à la piraterie. Car les contrefaçons touchent tous les segments du marché.

Risques pour la santé et la sécurité

Du luxe (montres, parfums, sacs, chaussures) aux biens de consommation (jouets, brosses à dents, denrées alimentaires, médicaments) en passant par les produits vendus entre entreprises (machines, pièces détachées), tous les secteurs sont concernés. Du moment que la propriété intellectuelle ajoute "une valeur et permet une belle différence de prix entre l'original et le faux", note Anastasia Li-Treyer.

Les contrefacteurs cherchent à tirer avantage des investissements du titulaire du droit de propriété intellectuelle sans aucun besoin d'investir en publicité, en recherche et développement, en contrôle de la qualité ou en service après-vente. N'étant quasiment pas identifiables, ils ne peuvent être tenus pour responsables pour les dommages et les torts que le client risque de subir.

En Suisse, il est interdit de fabriquer et de vendre des faux, mais aussi d'importer des contrefaçons d'articles de marque et de design pour l'usage privé. La douane peut les saisir lors de leur importation et de leur exportation.

Soutien aux réseaux criminels

Pour Anastasia Li-Treyer, les consommateurs devraient prendre conscience qu'en achetant un faux, ils auront un produit avec une qualité médiocre et prennent des risques au niveau de leur santé et de leur sécurité. Sans compter que par leur achat, ils soutiennent des réseaux criminels.

Selon la dernière étude de l'OCDE, qui date de 2013, le marché mondial de la contrefaçon se montait à plus de 2,5% du commerce mondial, soit 461 milliards de dollars (453 milliards de francs) par an. Cette part est en nette hausse car elle ne se montait qu'à 1,9% en 2008.

Internet a favorisé l'éclosion de sites bafouant les droits de propriété intellectuelle. "Cela cause un énorme préjudice à de nombreuses entreprises suisses, se désole la présidente de Stop à la piraterie. La majorité des sites web étant hébergée en dehors de la Suisse, il est difficile d'empêcher la présence d'offres illégales et de contrefaçons".

L'association essaie toutefois de sensibiliser les intermédiaires (entreprises de logistique, services de paiement, industrie publicitaire) et de les associer à la lutte contre la contrefaçon et la piraterie. Le but étant de rendre la vie des faussaires de plus en plus difficile, à tout point de vue.

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ATS