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Premier pas concret après la signature mi-juillet d’un accord sur le nucléaire iranien dans les milieux économiques suisses: quelque cinq cents entrepreneurs se sont réunis jeudi à Zurich à l’invitation de Switzerland Global Enterprise (S-GE).

"N’ayez pas peur, prenez le risque!" a lancé Sharif Nezam-Mafi, président de la Chambre de commerce Suisse-Iran à un parterre en partie déjà engagé sur le marché iranien. "L’économie du pays peut évoluer rapidement, car les Iraniens sont très friands de la qualité et du know how des produits suisses", a-t-il ajouté.

Prêt à se relever de 35 ans de crise, l’Iran a en effet longtemps fait peur, souffrant d’une projection négative, selon Ali Tavakoli Khoo, membre de la Chambre helvéto-iranienne. "Après la révolution iranienne, nous avons été isolés et les huit dernières années, marquées par les sanctions, ont été les pires", ajoute cet ancien camarade d’études de Sharif Nezam-Mafi au Collège du Léman à Genève.

"La vente de pétrole nous a pendant cette période permis de compenser les conséquences des sanctions", explique cet Iranien, tout en espérant que la levée des sanctions prévue pour le courant 2016 relance les affaires. "Le gouvernement a lui aussi bien compris que nous avons besoin des autres, de nous ouvrir aux échanges commerciaux", complète-t-il.

Vive concurrence

Toutes les interventions des orateurs de ce symposium ont encouragé les hommes d’affaires à découvrir, poursuivre ou reprendre des activités économiques en Iran. Le volume des échanges entre les deux pays se montait en 2014 à 640 millions de francs. La Suisse fournit des marchandises à l'Iran pour environ 610 millions de francs, tandis qu'en sens inverse, les exportations iraniennes atteignent seulement 30 millions.

Tant Daniel Küng, CEO de S-GE, Giulio Haas, ambassadeur de Suisse en Iran, Gholamerza Rafiei, avocat d’affaires iranien, Barthelemy Helg, actif dans le domaine de la biotechnologie ont, entre autres connaisseurs du marché iranien, livré conseils et témoignages.

Le 13 août, la Suisse a commencé à lever les sanctions à l’encontre de l’Iran. En attendant la levée de toutes les sanctions internationales, les entrepreneurs suisses se sont vu recommander de ne pas trop attendre pour définir leurs objectifs.

La concurrence est en effet vive, et certains pays, à l’instar de la France ou de la Grande-Bretagne, se profilent déjà sur ce qui pourrait devenir le nouvel Eldorado du Moyen-Orient.

ATS