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Les Costariciens ont commencé à voter au premier tour d'une présidentielle très ouverte.

KEYSTONE/AP/ARNULFO FRANCO

(sda-ats)

Les Costariciens ont commencé à voter dimanche au premier tour d'une présidentielle très ouverte. Plus du tiers des électeurs se disent indécis et aucun candidat n'a dominé la campagne électorale, très centrée sur le mariage homosexuel.

Les bureaux de vote ont ouvert à 13h00 et devaient fermer douze heures plus tard. La matinée électorale a démarré calmement dans ce petit pays d'Amérique centrale, havre de démocratie et de stabilité politique, par temps frais et sans grandes files d'attente.

Les 3,3 millions d'électeurs doivent choisir parmi 13 candidats. Si aucun n'atteint les 40% de voix dimanche, un second tour aura lieu le 1er avril pour désigner le successeur du centriste Luis Guillermo Solis. Les 57 députés de l'Assemblée législative (monocaméral) doivent aussi être désignés lors de ces élections générales.

"C'est très volatil, tout peut arriver", prévoit le politologue Jorge Vega. La proportion d'électeurs ne sachant pour qui voter a grimpé de près de dix points en une semaine, à 36,5% mercredi contre 27% sept jours plus tôt.

Contre le mariage gay

Parmi les favoris de ce premier tour, Fabricio Alvarado, député et pasteur évangélique de 43 ans du parti Restauration nationale (évangélique). Il s'est détaché ces dernières semaines du peloton, passant de 3% d'intentions de vote en décembre à 16,9%, mercredi, dans le dernier sondage.

Il le doit à une prise de position très ferme contre l'union de personnes de même sexe, après une récente décision de justice qui affecte tout le continent.

Le 9 janvier, la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CourIDH), institution émanant de l'Organisation des Etats américains (OEA), a exhorté les pays de la région à reconnaître le mariage gay, marquant une évolution majeure en Amérique latine, région où les inégalités sont criantes pour la communauté LGBT.

Mêmes droits que les hétérosexuels

"Tous les droits patrimoniaux issus de liens familiaux de couples du même sexe doivent être protégés, sans discrimination par rapport aux couples hétérosexuels", a écrit la CourIDH, dont le siège est à San José, en réponse à une consultation du gouvernement du Costa Rica. Bien que non contraignante, cette décision exerce une pression sur les législations locales.

Ce coup de semonce a fait irruption dans la campagne, réveillant la fibre conservatrice des Costariciens, selon des experts.

"Nous parlons d'un pays conservateur et religieux", explique le politologue Felipe Alpizar, de l'UCR. Les sondages mensuels du Centre d'études politiques de cette université montrent un rejet massif, autour de 65%, du mariage homosexuel, de l'usage récréatif de la marijuana, d'un Etat laïc et de l'avortement, même en cas de viol.

Jusqu'ici, dans ce petit pays vivant de l'écotourisme et réputé pour sa tradition démocratique et sa stabilité politique, les préoccupations des électeurs tournaient autour de la corruption et la hausse de la criminalité, due essentiellement à l'essor du trafic de drogue, qui ravage ses voisins.

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ATS