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Le meurtre de Khashoggi déstabilise le Moyen-Orient, dit Jim Mattis

Critique du puissant prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, Jamal Khashoggi a été tué dans le consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre.

KEYSTONE/AP/LEFTERIS PITARAKIS

(sda-ats)

Le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul était de nature à déstabiliser le Moyen-Orient. Cet acte "doit tous nous inquiéter" car il affecte la sécurité dans la région, selon Jim Mattis.

"En gardant à l'esprit nos intérêts collectifs pour la paix et pour le respect inconditionnel des droits de l'homme, le meurtre de Jamal Khashoggi dans une enceinte diplomatique doit tous nous concerner", a dit le secrétaire américain à la Défense lors d'une intervention à la conférence annuelle sur la sécurité organisée à Manama, la capitale du Bahreïn.

"L'incapacité d'une nation à respecter les normes internationales et l'état de droit nuit à la stabilité régionale à un moment où elle est le plus nécessaire", a poursuivi le chef du Pentagone qui jusque là s'était montré très discret sur cette affaire, tandis que le président Donald Trump et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo montaient en première ligne.

Liens forts

L'Arabie saoudite est un allié stratégique des Etats-Unis face à l'influence croissante de l'Iran au Moyen-Orient, mais la crise provoquée par la mort de Khashoggi a tendu les relations entre Ryad et les Occidentaux. Dans son discours, Jim Mattis, qui a énuméré les griefs à l'égard de l'Iran, a cependant réaffirmé la force des liens entre Washington et Ryad.

"Il est difficile d'imaginer que cette administration (Trump) va modifier fondamentalement la manière dont elle considère le rôle des Saoudiens en ce qui concerne le contre-terrorisme, en ce qui concerne la lutte contre l'Iran", a commenté Dennis Ross, qui fut le conseiller de Barack Obama pour le Proche-Orient lors du premier mandat du prédécesseur démocrate de Donald Trump (2009-2013).

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Insistant sur la "gravité de la situation", M. Mattis est resté prudent sur les retombées politique de ce meurtre. "Je poursuivrai mes consultations avec le président et le secrétaire d'Etat qui évaluent les implications de cet incident sur notre stratégie", a-t-il dit.

M. Mattis a rappelé que les Etats-Unis avaient révoqué les visas de plusieurs suspects et qu'ils prendraient "d'autres mesures au fur et à mesure que la situation se clarifiera". "Mais avec notre respect doivent venir transparence et confiance", a-t-il prévenu. "Ces deux principes sont vitaux pour assurer la poursuite de (notre) collaboration".

Jim Mattis a par ailleurs estimé qu'il était important de tourner la page de la querelle diplomatique qui oppose depuis seize mois l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte au Qatar, accusé de sympathies pro-iraniennes et de soutien au terrorisme.

"La résolution des débats internes parmi notre partenaires du Conseil de coopération du Golfe est vitale (...) A défaut, nous affaiblirons notre sécurité", a-t-il dit.

Suspects poursuivis

Les suspects du meurtre seront poursuivis en Arabie saoudite, a déclaré samedi le ministre saoudien des Affaires étrangères. La Turquie avait demandé leur extradition quelques heures auparavant.

"Sur la question de l'extradition, ces individus sont des citoyens saoudiens. Ils sont détenus en Arabie saoudite, l'enquête est menée en Arabie saoudite et ils seront poursuivis en Arabie saoudite", a déclaré Adel al-Jubeir, lors d'une conférence sur la sécurité à Manama. Jamal Kashoggi a été tué dans le consulat saoudien à Istanbul.

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