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La Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg a été saisie par le meurtrier de St-Léonard (VS).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

L'homme qui avait abattu sa compagne en 2011 à Saint-Léonard (VS) recourt à la Cour européenne des droits de l'homme. Il conteste le jugement du TF qui a confirmé sa peine de 12 ans de prison assortie d'une mesure thérapeutique institutionnelle.

L'avocat Grégoire Rey rappelle d'abord que son client a été condamné en réalité à une peine de prison bien plus élevée que les 12 ans infligés après réduction des circonstances atténuantes acceptées. Il ne comprend pas que le TF n'ait pas tenu compte de ce fait.

Les peines de plus de 15 ans "sont généralement réservées à des crimes crapuleux, des assassinats ignobles et monstrueux", sans commune mesure avec l'homicide perpétré par son client, a indiqué Grégoire Rey à l'ats, revenant sur une information diffusée mercredi sur Rhône FM.

"Mon client a hurlé "non, non!" et s'est infligé une dizaine de coups de couteau dans le cou et le torse après les faits", rappelle-t-il. "Il s'agit donc d'une situation aiguë et non d'un acte prémédité".

Le TF "désobéit" à la CEDH

En outre, Grégoire Rey estime que le TF "persiste à désobéir à la Cour européenne des droits de l'homme". Il explique: "dans le cas d'une mesure thérapeutique institutionnelle, Strasbourg exige une expertise récente. Or, celle sur laquelle s'appuie le tribunal est vieille de deux ans".

Grégoire Rey est persuadé que le jugement sera cassé par Strasbourg. "Ce recours pour moi est une évidence comme jamais auparavant en 17 ans de barreau".

Avec un fusil d'assaut

Le drame a eu lieu le 4 novembre 2011. Le jeune homme, âgé de 23 ans au moment des faits, a tiré à bout portant avec son fusil d'assaut sur son amie. Atteinte à la tête, elle avait été tuée sur le coup.

Le 28 avril dernier, le TF a confirmé la peine de douze ans et la mesure institutionnelle infligées par le tribunal cantonal valaisan.

ATS