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Le premier procès inachevé de Fabrice A. avait attiré la foule en octobre 2016 au Palais de Justice à Genève (archive).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Fabrice A., le meurtrier présumé d'Adeline, se retrouvera à nouveau devant la justice genevoise dès lundi 15 mai. Son procès reprendra à zéro suite à la récusation des juges qui avaient mené les débats en octobre.

Fabrice A., 42 ans, doit répondre d'assassinat, de séquestration, de contrainte sexuelle et de vol. L'ancien détenu du centre de sociothérapie de la Pâquerette risque l'internement à vie. Cet enjeu central du procès avait mené à la récusation de l'ensemble du Tribunal criminel.

Le premier procès, très attendu, s'était ouvert début octobre. Fabrice A. avait admis avoir prévu d'égorger sa sociothérapeute. Des psychiatres avaient conclu à des risques de récidives très élevés, sans toutefois exclure une évolution sur le long terme.

Peu convaincus par ces conclusions, les juges qui ont besoin de deux expertises psychiatriques indépendantes pour prononcer un internement à vie, avaient ordonné une nouvelle expertise. A la surprise générale, le procès avait été suspendu.

"Un parti pris"

La défense avait demandé dans la foulée la récusation des juges qu'elle soupçonnait de manquer d'impartialité. Deuxième coup de théâtre: la chambre pénale de recours avait accepté cette requête en janvier dernier estimant que les juges avaient effectivement donné l'impression d'un "parti pris" contre le prévenu en demandant une nouvelle expertise.

De nouveaux juges ont été désignés, dont Fabrice Roch qui présidera le Tribunal. Ils devront tout recommencer depuis le début, car aucun acte accompli par le premier Tribunal ne peut être retenu. Le prévenu sera à nouveau entendu, de même que les psychiatres.

Certains témoins dispensés pour raison médicale en octobre, dont l'ex-directrice de la Pâquerette, pourront être convoqués. La charge émotionnelle sera très lourde pour les proches d'Adeline, qui s'étaient préparés pendant des mois au premier procès inachevé.

Récidiviste

Déjà condamné à un total de vingt ans de prison pour deux viols, Fabrice A. avait bénéficié en septembre 2013 d'une sortie accompagnée dans un centre équestre. L'objectif était de préparer sa réinsertion dans la perspective d'une libération conditionnelle.

Le détenu et sa sociothérapeute ne sont jamais arrivés à destination. Le lendemain de sa disparition, Adeline, 34 ans, a été découverte morte tout près du centre équestre à Bellevue (GE). La jeune femme, qui avait été attachée à un arbre, a eu la gorge tranchée.

Fabrice A. a été arrêté trois jours plus tard en Pologne, près de la frontière allemande. A ses côtés se trouvait un couteau acheté avec Adeline. Il avait prétexté avoir besoin d'un outil pour curer les sabots des chevaux.

Rapport attendu

Le meurtre sauvage de cette maman d'un bébé de huit mois avait bouleversé la Suisse déjà choquée par la mort de Marie tuée par un récidiviste à la personnalité inquiétante. Ce dernier a été condamné par la justice vaudoise à la prison à perpétuité et à l'internement à vie. Un recours est pendant au Tribunal fédéral.

Le drame d'Adeline avait mis en lumière des dysfonctionnements dans la prise en charge des détenus considérés comme dangereux. Une commission d'enquête parlementaire instituée par le Grand Conseil doit encore rendre un rapport sur cette affaire.

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ATS