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Les 43 étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa ont été enlevés par des policiers corrompus qui les ont ensuite remis à des membres d'un cartel de la drogue (archives).

KEYSTONE/AP/EDUARDO VERDUGO

(sda-ats)

Le haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a accusé jeudi les autorités mexicaines d'être responsables d'actes de torture dans le cadre de l'enquête sur la disparition de 43 étudiants en 2014. Il a demandé une enquête approfondie sur cette affaire.

Le Mexique a annoncé lundi l'arrestation d'un narcotrafiquant soupçonné d'avoir joué un rôle clé dans l'enlèvement et l'assassinat de ces étudiants. Dans un rapport, le haut commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad al-Hussein, écrit que durant l'enquête sur ce massacre des actes de torture ont été "commis, tolérés et couverts".

Selon les premières conclusions des enquêteurs, les étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa, dans l'Etat de Guerrero, voyageaient à bord de cinq autocars quand ils ont été enlevés par des policiers corrompus qui les ont ensuite remis à des membres d'un cartel de la drogue. Ils ont été abattus et leurs corps incinérés, puis leurs cendres jetées dans une rivière.

"Au nom de la sécurité"

Le rapport de l'Onu, qui s'est penché sur le sort de 63 des 129 personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête, fait état de détention arbitraire et de tortures. Il se fonde sur plusieurs entretiens, ainsi que sur des dossiers judiciaires et médicaux.

"J'exhorte les autorités mexicaines à s'assurer que la recherche de la vérité et de la justice sur Ayotzinapa se poursuive, mais aussi que ceux qui sont responsables de tortures et d'autres violations des droits de l'homme pendant les investigations rendent un jour des comptes", a déclaré à Genève Zeid Ra'ad al Hussein.

Le rapport demande que tous les éléments d'enquête obtenus sous la torture soient considérés comme nuls et retirés du dossier. L'acteur mexicain Gael Garcia Bernal a déclaré mercredi devant le Conseil des droits de l'homme de l'Onu à Genève que des crimes contre l'humanité avaient été commis dans son pays "au nom de la sécurité".

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ATS