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Cette nouvelle exécution a suscité l'ire des autorités mexicaines (archives)

KEYSTONE/AP/KIICHIRO SATO

(sda-ats)

L'Etat du Texas a exécuté mercredi soir un ressortissant mexicain condamné pour meurtre. Sa mort a soulevé la réprobation du Mexique et de vives critiques de la part d'experts onusiens.

"J'exprime ma ferme condamnation de l'exécution de Ruben Cardenas Ramirez", a rapidement twitté le président mexicain Pena Nieto. "Monsieur Cardenas Ramirez est le cinquième Mexicain exécuté en violation manifeste de l'arrêt de la Cour internationale de justice", a ajouté le gouvernement mexicain.

Ce prisonnier de 47 ans a reçu une injection létale et a été déclaré décédé mercredi soir à 22h26 locales (05h26 jeudi en Suisse). Il avait été reconnu coupable d'avoir violé et tué sa cousine de 16 ans en 1997.

Son avocat, Greg Kuykendall, a lancé en vain des recours judiciaires, jusqu'à la Cour suprême à Washington, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute. Mexico, tout comme les Nations unies, avait pourtant officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier.

Selon le Mexique, où la peine de mort a été abolie en 2005, le condamné s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne.

Droits humains bafoués

"Pour l'Etat du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits humains et des règles de justice", avait souligné il y a quelque temps Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas.

"Depuis le début de son affaire", avait poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, "on lui a refusé le bénéfice de ses droits".

"Si l'exécution se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales", avaient pour leur part averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits humains et les exécutions arbitraires.

M. Cardenas Ramirez "n'a pas eu accès à un avocat durant ses onze premiers jours de détention. A son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-une des déclarations qu'il a faites lors de cette période", avaient-elles dénoncé.

Couloir de la mort encombré

Ce dossier s'inscrit également dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet du président américain Donald Trump d'un mur anti-clandestins à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux Etats-Unis, qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale, et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort.

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ATS