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Le président tchèque Milos Zeman (à droite) trinque avec Andrej Babis.

KEYSTONE/AP/PETR DAVID JOSEK

(sda-ats)

Le milliardaire populiste tchèque Andrej Babis a été renommé mercredi Premier ministre par le président Milos Zeman. Il doit tenter de former avec les sociaux-démocrates du CSSD une coalition appuyée informellement par les communistes.

Lors d'une cérémonie au château de Prague, M. Zeman a demandé à M. Babis de lui présenter son cabinet "dans un délai approprié". "Je souhaite à votre gouvernement qu'il obtienne cette fois-ci la confiance de la Chambre des députés", a ajouté le chef de l'Etat, lui aussi ancien membre du parti communiste et connu pour ses positions pro-russes et pro-chinoises.

Mardi des milliers de Tchèques ont protesté à travers le pays contre l'intention de M. Babis de former un gouvernement tacitement soutenu par les communistes du KSCM, parti nostalgique du régime totalitaire disparu en 1989 et jusqu'ici tenu à l'écart du pouvoir. Le KSCM lui a déjà promis son soutien, en échange de postes au sein des grandes entreprises d'Etat et de l'insertion de certaines revendications dans son programme.

Ce parti s'oppose ouvertement à l'augmentation du nombre de soldats tchèques dans les missions de l'UE et de l'Otan à l'étranger, notamment dans les pays baltes.

La formation d'un gouvernement appuyé par les communistes "traduit le mépris à l'égard de tous ceux qui ont manifesté en 1989, à la différence d'Andrej Babis, contre le régime communiste dans l'espoir de voir les communistes éliminés du pouvoir une fois pour toutes", a déclaré mardi à l'AFP la députée de droite Miroslava Nemcova, présidente de la Chambre basse en 2010-2013.

M. Babis est la deuxième fortune du pays, fondateur du géant agro-alimentaire Agrofert et contrôle aussi deux grands quotidiens. Son mouvement ANO détient 78 des 200 sièges à la chambre basse, alors que le CSSD en occupe quinze, tout comme le KSCM.

Le premier gouvernement Babis, composé de membres d'ANO et d'experts sans étiquette, a échoué lors du vote de confiance en janvier, mais reste en place jusqu'à la nomination d'un nouveau cabinet. M. Babis compte présenter son nouveau gouvernement d'ici quinze jours et demander la confiance du Parlement vers la mi-juillet.

Ses détracteurs lui reprochent une inculpation pour fraude, ainsi que sa collaboration présumée avec la police communiste StB avant 1989. M. Babis rejette ces accusations.

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ATS