Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le Ministère public genevois traverse une zone de turbulences. Les quatre premiers procureurs de l'institution ont annoncé leur démission une année après avoir été nommés. La situation est difficile, a admis vendredi le procureur général Daniel Zappelli.

Pour le patron de la justice genevoise, ces démissions en série ne doivent toutefois pas être interprétées comme un échec ou un désaveu de sa politique à la tête du Ministère public. "Il s'agit d'un coup d'arrêt momentané qui impliquera une réflexion sérieuse pour en sortir", a simplement précisé devant la presse M. Zappelli.

Alix Francotte Conus et Diane Kronbichler avaient été les premières, en début de semaine, à donner leur démission pour la fin de l'année. Michel-Alexandre Graber et Nathalie Magnenat-Fuchs leur ont emboîté le pas quelques jours après. Les quatre magistrats reprendront à plein temps une charge de procureur.

Suivre le mouvement

Michel-Alexandre Graber a estimé, selon le procureur général, qu'il fallait du sang neuf à la tête du Ministère public, alors que Mme Magnenat-Fuchs, de son côté, a considéré qu'elle devait suivre le mouvement de ses trois collègues.

La justice genevoise doit maintenant organiser une élection interne pour remplacer les quatre magistrats. Le choix se fera parmi les 31 procureurs en activité. Pour le moment, les candidats ne semblent pas se bousculer au portillon. M. Zappelli a dit avoir confiance dans ses procureurs et compte sur leur sens des responsabilités.

Pas de démission

A aucun moment, M. Zappelli n'a songé à démissionner. "Je n'entend pas quitter le navire en difficulté", a-t-il souligné. Pour le magistrat, les nouveaux premiers procureurs, qui devront chapeauter les autres procureurs du Ministère public, devraient avoir des tâches passablement dégrossies.

"Ils ne pourront plus être au four et au moulin" comme c'est le cas aujourd'hui. Des pistes d'allègement de leur charge sont à l'étude, a affirmé M. Zappelli. Ce dernier a déclaré comprendre le reproche qui lui a été fait ne s'être pas suffisamment posé en patron du Ministère public depuis le début de l'année.

ATS