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"On essaie de faire d'un acte de gestion banal une pseudo-affaire", a déclaré Richard Ferrand suite à l'article du Canard enchaîné (archives).

KEYSTONE/EPA POOL/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL

(sda-ats)

Le Canard enchaîné a fait plusieurs révélations dans son édition de mercredi sur les anciennes activités professionnelles de Richard Ferrand, ministre français de la Cohésion du territoire. Le gouvernement et La République en Marche ont fait front pour le soutenir.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisissent entre trois propositions celle d'une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

L'hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une société civile immobilière (SCI) et que la promesse de location lui a permis d'obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs "en mauvais état".

Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184'000 euros (198'850 francs environ, ndlr), toujours selon le Canard Enchaîné, la valeur des parts de la SCI "a été multipliée par 3000" six ans plus tard.

Richard Ferrand a dirigé les Mutuelles de Bretagne entre 1990 et 2012.

"Une pseudo-affaire"

"On essaie de faire d'un acte de gestion banal une pseudo-affaire", a déclaré M. Ferrand, interrogé par BFMTV. "Cette affaire en question est extrêmement simple. Les Mutuelles de Bretagne cherchaient un local adapté à leurs besoins au meilleur prix", a-t-il expliqué.

"Parmi trois propositions qui leur avaient été faites, les administratrices et les administrateurs du Conseil d'administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d'un local détenu par ma compagne", a-t-il détaillé.

"Ceci était connu de tous et, par conséquent, c'est parce que c'était le mieux placé et le moins cher que cela été choisi", a conclu M. Ferrand. Il a rappelé que le local avait fait l'objet depuis d'un "renouvellement de bail, donc ça veut dire que les gens se satisfont de l'endroit où est situé ce local".

Un peu plus tôt dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoires avait dénoncé "des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu'il n'ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu'il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200".

Contexte de suspicion

"Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet", a reconnu mercredi sur Europe 1 le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, alors qu'une loi sur la moralisation de la vie publique doit être présentée au conseil de ministres avant les législatives du 11 et 18 juin.

"Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d'une probité exceptionnelle (...), mais une chose est sûre, il n'y a rien d'illégal, il n'y a rien qui ne serait pas moral", a-t-il certifié. Il a assuré ne "pas douter" que M. Ferrand conservait la confiance du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Edouard Philippe.

Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en Marche (LREM), dont Richard Ferrand a été le secrétaire général, estime que le ministre n'a enfreint "aucune" loi. "On est dans le cadre d'une entreprise privée, il n'y a pas d'argent public qui est en jeu", a-t-il dit sur franceinfo.

"La probité de Richard Ferrand n'est pas en cause", a encore réagi un membre de l'entourage du premier ministre Edouard Philippe auprès de l'AFP.

Moralisation de la vie publique

La coïncidence entre cette affaire et le début, lundi, des consultations de François Bayrou pour moraliser la vie publique provoque les interrogations chez les opposants au gouvernement.

"Nous soutenons également la loi sur la transparence, encore faudrait-il qu"elle soit appliquée à Richard Ferrand", a réagi sur Radio Classique le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis qui demande que le Premier ministre et le ministre de la Justice s'expriment à ce sujet.

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ATS