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L'Arabie saoudite confrontée à la crise du pétrole (archives)

KEYSTONE/EPA FILE/STR

(sda-ats)

Le ministre saoudien du pétrole, Ali al-Nouaïmi, a été limogé samedi par un décret royal, a annoncé la télévision d'Etat d'Arabie saoudite El-Ikhbariya. Il s'agissait de l'homme le plus influent au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

M. Nouaïmi a été remplacé par Khaled al-Faleh, nommé ministre de l'énergie, de l'indutrie et des ressources minières, selon la décision du roi Salmane qui a procédé à un large remaniement de son gouvernement.

"Ali al-Nouaïmi reste l'homme le plus puissant au monde dans le domaine pétrolier", avait écrit le magazine américain Forbes en 2014, le classant au 50e rang des personnalités les plus puissantes du globe. Né en 1935, il a étudié à l'université de Stanford avant de devenir en 1983 président du géant pétrolier Aramco.

En 1995, il avait été nommé ministre du pétrole, poste qu'il avait conservé malgré les deux remaniements ministériels majeurs opérés par le roi Salmane depuis son accession au trône en janvier 2015.

Le limogeage de M. Nouaïmi intervient alors que l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, poursuivait depuis près de deux ans une politique pétrolière ayant conduit à un effondrement des cours sur les marchés internationaux.

Mais M. Nouaïmi, qui a toujours pesé de son poids pour influencer la politique de l'Opep, aurait fait savoir dès le début de cette année qu'il souhaitait partir à la retraite à l'occasion du remaniement ministériel de mai, avait rapporté en janvier dernier le quotidien spécialisé Financial Times, se basant sur des sources industrielles.

Le souverain saoudien a en outre dissous le ministère de l'électricité et de l'eau alors que la réduction des subventions de l'Etat dans ces deux services publics avait suscité des remous dans le royaume, engagé dans une politique d'austérité en raison de la chute de ses recettes pétrolières.

ATS