Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le mois de novembre pourrait être par endroits le plus chaud depuis le début des mesures officielles en 1864, selon des météorologues. De plus, l'absence de précipitations au nord des Alpes oblige plusieurs stations de ski à reporter leur ouverture en raison du manque de neige.

La moyenne des températures de la première moitié de novembre se situe entre 3 et 7 degrés, soit bien en-dessus des données pour ce mois, écrit mercredi SF Meteo, le service météorologique de la télévision alémanique. Les valeurs ont été extrêmes par endroits: il a fait 24,1 degrés à Glaris le 5 novembre, les plus hautes températures dans la région depuis 1958.

MétéoSuisse partage ce constat. Jusqu'à présent, le temps a été beaucoup plus doux dans certains endroits qu'en moyenne sur plusieurs années, indique un porte-parole. Cela ne changera en tout cas pas la semaine prochaine, souligne l'Office fédéral de météorologie et de climatologie.

Chaud et sec

A cela s'ajoute la sécheresse. Les dernières pluies importantes au nord des Alpes remontent au 19 octobre, selon SF Meteo. En novembre, seuls quelques litres par mètres carrés sont tombés çà et là en Suisse romande et il n'a pas encore plu dans plusieurs endroits outre-Sarine.

La branche touristique en souffre. Dans certains endroits, les canons à neige ne peuvent pas fonctionner, les températures ne franchissant pas la barre du zéro degré durant la nuit. Certaines stations de sports d'hiver mettront leurs remontées mécaniques en marche plus tard que prévu, comme Verbier qui a repoussé son ouverture au 3 décembre.

Conditions exceptionnelles

"La conjugaison de températures douces et de sécheresse est étonnante en cette saison", relève le nivologue et météorologue indépendant Robert Bolognesi, dans une interview publiée mercredi par le journal "Le Temps".

"On va battre des records historiques de sécheresse cette année, surtout dans le Valais central", remarque-t-il. Dans cette région, "il faudrait un déluge pour compenser le manque d'eau avant la fin de l'année".

ATS