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Selon le SNP FO et l'Ufap-Unsa, 130 à 145 établissements pénitentiaires sur 188 étaient touchés en début de matinée.

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

Le mouvement des gardiens de prison est entré lundi dans sa deuxième semaine après le rejet par la base d'un projet d'accord. La ministre de la Justice devait recevoir leurs syndicats dans la journée.

Les syndicats Ufap-Unsa Justice, CGT pénitentiaire et SNP Force ouvrière ont appelé à un durcissement et à un blocage total des prisons lundi. Selon le SNP FO et l'Ufap-Unsa, 130 à 145 établissements pénitentiaires sur 188 étaient touchés en début de matinée.

D'après la direction de l'administration pénitentiaire (DAP), il ne restait cependant plus à la mi-journée que 14 établissements bloqués et 15 dans lesquels les équipes de jour refusaient de prendre leur service. Dans quatre de ces derniers, des gendarmes et policiers sont intervenus pour prendre en main la gestion des détenus, a-t-on précisé à Reuters de même source.

"Depuis 10h30, la situation est normale dans l'ensemble des établissements franciliens, dont Fleury-Mérogis et Fresnes", ajoute-on à la DAP.

Amélioration des conditions

Les surveillants demandent une amélioration de leurs conditions de travail, en particulier en matière de sécurité, après une série d'agressions par des détenus. Parmi ces derniers, certains ont été condamnés pour faits de terrorisme islamiste ou radicalisés.

"La ministre de la justice, Nicole Belloubet, réaffirme son soutien et sa solidarité aux surveillants victimes d’agressions graves et intolérables", a déclaré la chancellerie dans un communiqué publié dans la nuit. "Elle mesure les difficultés et les risques auxquels ils sont confrontés."

Selon ce communiqué, la garde des Sceaux "souhaite reprendre immédiatement le dialogue". Elle a ainsi donné rendez-vous à l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans la journée.

Plus d'effectifs demandés

Samedi, l'Ufap-Unsa Justice et la CGT Pénitentiaire ont rejeté, après avoir consulté leur base, des propositions de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP). Ce document prévoyait la création de 1100 postes de surveillants en quatre ans, un nouveau régime de détention pour les détenus radicalisés, un renforcement de la prise en charge des détenus violents et un effort en matière d'équipement, de formation et de reconnaissance.

Le SNP FO n'avait pas participé aux discussions. Il réclame la création de 2500 postes supplémentaires et des augmentations de salaire. Son secrétaire général adjoint, Yoan Karar, a assuré que les gardiens poursuivraient leur mouvement jusqu'à obtenir gain de cause.

Selon lui, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, est intervenu pendant le week-end auprès de la présidence de la République pour faire avancer la situation. Cette information n'a été confirmée ni à l'Elysée ni à la chancellerie.

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ATS