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Vente aux enchères émotionnelle à Courgenay (JU) mercredi: le mythique Hôtel de la Gare, devenu célèbre en Suisse pour sa légendaire serveuse Gilberte Montavon, est parti pour 750'000 francs. L'estimation était de 600'000 francs.

Le fruit de la vente aux enchères servira à rembourser les créanciers de la Fondation Gilberte de Courgenay. Propriétaire des lieux, mise en faillite en août 2013, elle n'avait pu les honorer faute de moyens.

Fatigué

A 88 ans à l'époque, le mécène bâlois Moritz Schmidli, établi au Tessin, se disait fatigué de se battre pour assurer la pérennité du célèbre Hôtel de la Gare. Il affirmait en avoir assez de chercher des fonds. Il déclarait vouloir quitter le navire et réclamait le remboursement de la moitié de son prêt d'un million de francs.

Dès lors, l'Office des poursuites du district de Porrentruy a cherché à liquider tout ce que la fondation possède. C'est désormais chose faite. Outre l'Hôtel de la Gare, deux autres lots, tous appartenant à la fondation, étaient en vente. L'ensemble a été vendu 930'000 francs à un avocat, a annoncé l'office des poursuites. Lors des trois criées, il a fait les offres les plus élevées.

L’intérêt d’acheteurs potentiels s’est emballé les derniers jours précédents la vente, précise ce dernier. La visite de l’immeuble, qui avait eu lieu en juin, n’avait pas connu un grand succès. Mercredi, un public nombreux s’est empressé à la vente, que ce soient des amateurs, des curieux, des voisins ou les médias.

Emotions

Le sort de l'hôtel semble davantage émouvoir la Suisse alémanique. Cet établissement a acquis une véritable notoriété grâce au film "Gilberte de Courgenay" réalisé en 1941 avec l'actrice Anne-Marie Blanc dans le rôle de la serveuse connaissant "300'000 soldats et tous les officiers" selon la légende. Dans le film, ce personnage soutient le moral des soldats suisses mobilisés entre 1914 et 1918.

Rénovation coûteuse

L'Hôtel de la Gare de Courgenay avait fermé ses portes en 1997, le restaurant n'étant pas rentable. Pour éviter la disparition de cet établissement public, des citoyens se sont regroupés pour créer une fondation. Mais la plupart des membres jurassiens ont quitté le navire en 2008.

Rapidement, Moritz Schmidli a pris la tête de cette institution qui devient Fondation Gilberte de Courgenay, Hôtel de la Gare. Il lui a donné 750'000 francs à fonds perdus pour l'achat et la rénovation du bâtiment. Le Balois a également octroyé un prêt de plus d'un million de francs. Au total, les frais de rénovation auront avoisiné deux millions de francs, selon le mécène.

ATS