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Le National a accepté le principe de soutenir financièrement les parents qui travaillent (image symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Les parents qui travaillent doivent être davantage soutenus. Après le Conseil des Etats, le National a adopté mardi par 113 voix contre 77 un projet du Conseil fédéral qui veut débourser 100 millions pour faciliter la conciliation entre vie privée et professionnelle.

Le projet du Conseil fédéral vise à réduire les coûts de l'accueil pour les parents et à augmenter l'offre sur huit ans au total. Le crédit adopté pour la période actuelle est un succès: il ne suffira pas à couvrir la demande.

"Cela correspond à une nécessité", a souligné Mathias Reynard (PS/VS) au nom de la commission. Beaucoup a déjà été fait: plus de 150'000 places d'accueil extrafamilial ont été créées ces dernières années, et 210 demandes doivent encore être traitées.

"La conciliation de la vie familiale et professionnelle reste très compliquée à cause de coûts", a ajouté Mathias Reynard. Les places sont si chères qu'elles annulent les bénéfices d'un deuxième salaire, au détriment de la femme. Et cela parce que les autorités publiques participent trop peu aux coûts: 35% à Zurich, contre en moyenne 70% dans les pays voisins.

Pour éviter la pénurie de forces de travail qui menace la Suisse d'ici 2020, il faut encourager les femmes plutôt que faire venir des travailleurs de l'étranger, a ajouté Isabelle Chevalley (PVL/VD). C'est chez les mères qu'il y a le plus grand potentiel de forces de travail.

Soutenir l'offre et les parents

La Confédération veut soutenir à hauteur de 14,3 millions les projets visant à mieux adapter les horaires d'accueil aux besoins des parents, comme des projets parascolaires dont les horaires seraient adaptés à la journée de travail des parents.

L'autre mesure, devisée à 82,5 millions, doit permettre aux parents de débourser moins pour la garde de leur progéniture. La Confédération assumerait de manière proportionnelle une partie des dépenses supplémentaires que les cantons et les communes consentent, avec la participation éventuelle des employeurs.

L'UDC et une partie du PLR ont échoué à enterrer le projet, estimant que la politique familiale est l'affaire des cantons et des communes uniquement. Ces partis jugeaient peu opportun de renouveler ces aides alors que la Confédération a adopté des mesures d'économie.

Le projet a été adopté en connaissance de cause, a précisé le conseiller fédéral Alain Berset. Il est intégré dans le budget de la Confédération. Les 100 millions du projet sont un investissement pour l'avenir.

Tentatives de coupes

La droite libérale-conservatrice n'est pas non plus parvenue à restreindre la portée du projet. Le National a rejeté par 104 voix contre 83 une proposition de Hans-Ulrich Bigler (PLR/ZH) qui voulait réduire les montants à disposition de moitié, à 50 millions de francs. Si on diminue le soutien, cela annulera l'effet positif des aides, a critiqué Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE).

Plusieurs autres tentatives de restriction demandées par l'UDC et une partie du PLR ont été balayées. Elles visaient notamment à éviter d'arroser trop généreusement les cantons de l'argent de la Confédération. La Chambre du peuple a refusé par 97 voix contre 90 d'empêcher formellement de prolonger le projet, comme demandé par le directeur de l'usam, Hans-Ulrich Bigler.

Les députés n'ont pas non plus voulu, par 115 voix contre 73, préciser que le soutien doit répondre aussi au bien de l'enfant, comme le demandaient une partie des Verts et de l'UDC. Ce n'est pas à la Confédération de préciser ce genre d'exigence, a remarqué le ministre de l'éducation Alain Berset.

L'objet est prêt pour le vote final.

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ATS