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Les Suisses ne pourront pas demander d'analyse génétique sans raison médicale. Le National a rejeté jeudi cette libéralisation par 108 voix contre 25. Il souhaite néanmoins que le gouvernement fasse le point sur l'évolution rapide des méthodes d'analyse en vue d'une adaptation éventuelle de la loi.

Le National a adopté tacitement une motion de sa commission de la science lui demandant d'étudier les lacunes de la loi sur l'analyse génétique humaine. Le Conseil des Etats devra se prononcer. La démarche est soutenue par le Conseil fédéral. Reconnaissant l'évolution rapide du secteur, le ministre de la santé Alain Berset a promis des réponses aux questions ouvertes d'ici 2013.

Il faut réévaluer la loi. Lors de son élaboration, le coût d'une analyse était si élevé qu'il était indispensable de ne la prescrire qu'en cas de nécessité. Ce n'est plus le cas, une analyse ne coûtant plus qu'une centaine de francs, a fait valoir Jacques Neirynck (PDC/VD) au nom de la commission.

Freiner le marché noir

Favorable à la motion, le rapporteur n'a pas eu gain de cause pour sa propre initiative parlementaire qui voulait autoriser les citoyens à demander une analyse sans raison médicale. Il faut fonder le droit d'être informé sur son génome et mettre un frein au marché noir incontrôlé via Internet, a-t-il fait valoir.

A terme, des thérapies géniques permettront d'éradiquer des maladies héréditaires. Libéraliser l'accès aux tests ne changerait pas les garde-fous: la personne concernée devrait y avoir librement consenti, un assureur ou un employeur ne pourrait en exiger l'accès, les médecins resteraient seuls autorisés à pouvoir en prescrire une et le test devrait être effectué dans un cadre agréé, a argumenté M. Neirynck.

ATS