Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le New York Times a vu le nombre de ses abonnés dopé par la campagne présidentielle, puis l'investiture et le début de mandat du président Donald Trump (archives).

KEYSTONE/AP/BEBETO MATTHEWS

(sda-ats)

Le journal américain New York Times a gagné 114'000 abonnés en ligne au cours du deuxième trimestre, selon un communiqué publié jeudi. Ce rythme est soutenu, mais il marque un ralentissement par rapport aux six mois précédents.

Le groupe de presse coté comptait, au 25 juin, 2,33 millions d'abonnés aux seules éditions numériques, contre 1,42 million seulement un an plus tôt. Porté par la campagne présidentielle, puis l'investiture du président Donald Trump et les débuts de son mandat, le New York Times avait gagné, en net, 296'000 abonnés au seul service en ligne sur les trois derniers mois de 2016 et 348'000 au premier trimestre 2017.

Le groupe compte beaucoup sur le développement de son portefeuille d'abonnés à l'international. Celui-ci ne représente que 14% du total des abonnements, mais affiche un taux de croissance supérieur à celui des abonnés aux Etats-Unis, a expliqué, lors d'une conférence téléphonique, le PDG Mark Thompson.

"Nous commençons à peine à exploiter ce potentiel", a déclaré le dirigeant au sujet des abonnés étrangers au New York Times, qui en compte dans 194 autres pays que les Etats-Unis. Le groupe ne communique plus le nombre des abonnés aux éditions imprimées, mais a indiqué jeudi que leur nombre avait augmenté de 3% au deuxième trimestre.

Hausse de la publicité en ligne

Soumis, comme tous les éditeurs de presse, à l'érosion de la publicité sur supports imprimés, le New York Times a pourtant enregistré une légère progression de 0,8% de son chiffre d'affaires publicitaire au deuxième trimestre. La croissance de 22,5% de la publicité en ligne a ainsi, une fois n'est pas coutume, plus que compensé la baisse de la publicité imprimée, qui a atteint 10,5%.

Lors du trimestre, le groupe a dû faire face à une charge exceptionnelle de 19,3 millions de dollars liée à des suppressions de postes, dans le cadre d'un plan de départ annoncé fin mai. Le New York Times a indiqué qu'à terme, il prévoyait d'embaucher, parallèlement, jusqu'à 100 journalistes supplémentaires, et que les effectifs de la rédaction resteraient sensiblement les mêmes.

Malgré ces coûts exceptionnels, le groupe a enregistré un bénéfice net de 15,5 millions de dollars contre une perte nette de 211'000 dollars pour la même période de 2016. A Wall Street, le titre gagnait 7,77% à 19,77 dollars en cours de séance jeudi, évoluant ainsi à ses plus hauts depuis la crise financière.

ATS