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Les fleuves transportent le noir de carbone dans les mers, où il sédimente. Un processus qui se déroule sur des milliers d'années.

Gabriela Santilli/EPFZ

(sda-ats)

Un tiers environ du carbone issu des incendies de forêts reste piégé dans le sol et dans les lacs sous forme de noir de carbone. Il faut parfois des milliers d'années pour qu'il soit emporté par les fleuves, selon une étude de chercheurs zurichois et américains.

Le noir de carbone est une des formes amorphes et élémentaires du carbone, présente notamment dans les suies ou après une combustion incomplète d'hydrocarbures ou de matière végétale. Lors d'incendies de forêts par exemple, les deux tiers du carbone se retrouvent rapidement dans l'atmosphère sous forme de CO2.

Le solde - un petit tiers - reste dans le sol ou dans les lacs sous forme par exemple de charbon de bois. L'érosion aidant, il est ensuite transporté par les cours d'eau en direction des océans, où se dépose sous forme de sédiments.

Dans les simulations relatives au changement climatique, le cycle du noir de carbone n'a guère été pris en compte jusqu'ici, par manque de données, a indiqué lundi l'Université de Zurich dans un communiqué. C'est pourquoi des chercheurs de l'UZH, de l'EPFZ et du Woods Hole Oceanographic Institution and Research Center (USA) se sont penchés sur cette question.

Part importante

Dans le cadre du projet de recherche international "Global Rivers Observatory", les scientifiques ont examiné pour la première fois le transport de noir de carbone dans les sédiments de plusieurs grands fleuves comme l'Amazone, le Congo, le Brahmapoutre ou encore certains grands cours d'eau de l'Arctique. L'âge et la quantité des particules transportées ont été analysés.

Résultats: avec 32% de noir de carbone ainsi stocké dans le sol puis dans les sédiments marins, c'est une part jugée "étonnamment importante" par les chercheurs qui est ainsi piégée, formant ainsi un puits de carbone à long terme.

Une autre découverte inattendue est en effet que le noir de carbone peut mettre des millénaires avant d'être évacué par les eaux. Dans l'Arctique par exemple, les scientifiques ont identifié des particules provenant d'incendies de forêts vieux de 17'000 ans. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Geoscience.

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ATS