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De 2010 à 2016, le nombre de mineurs placés après une infraction a baissé de près de moitié (photo symbolique).

Keystone/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

Pour la première fois depuis 2010, le nombre de jeunes placés après une infraction a augmenté. Le 7 septembre 2016, jour de référence, les institutions pénales en comptaient 477, soit 5% ou 22 de plus qu'une année auparavant.

Depuis le début des relevés en 2010, les placements ont cependant reculé de façon saisissante, puisqu'au tout début, la statistique dénombrait 861 cas.

En 2016, 262 mineurs étaient placés provisoirement, soit durant la phase d'enquête et 215 l'étaient après une condamnation, indique lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Ils étaient majoritairement confiés à des établissements spécialisés, le placement en famille (21) devenant de plus en plus rare.

Placement provisoire en hausse

Seuls le nombre de jeunes placés à titre provisoire a augmenté par rapport à l'année précédente (+13%). Cette hausse peut s'expliquer aussi bien par une hausse de la délinquance chez les jeunes dont la situation personnelle appelle un placement, que par une évolution des pratiques des juges et des procureurs des mineurs vers plus de mesures stationnaires, écrit l'OFS.

Le nombre de jeunes placés après condamnation a continué à diminuer en 2016, passant de 224 à 215 (-4%). Les deux années précédentes, le recul était plus marqué, allant de 12 à 14%. Les placements concernent principalement des jeunes hommes de plus de 15 ans, une constante depuis 2010.

Selon l'OFS, 93% des jeunes placés (444 personnes) faisaient partie de la population résidante permanente: 65% étaient suisses et 28% étrangers au bénéfice d'un permis de séjour.

Effectifs adultes stables

Au jour de référence, 6912 personnes étaient détenues en Suisse, soit 28 de plus qu'une année auparavant. Le taux d'occupation des prisons était de 92%, soit 2 points de moins qu'en 2015. Cela s'explique par l'ouverture de 128 places supplémentaires en Suisse latine.

Un peu plus de la moitié des détenus étaient des condamnés, un quart étaient en détention provisoire ou pour motif de sûreté (1745 personnes), 15% en exécution anticipée de la peine, 7% étaient détenus pour d'autres raisons.

Suite du code de procédure pénale

Il y a toujours plus d'adultes en exécution anticipée de peine. Ce nombre a plus que doublé depuis 1999, passant de 493 à 1032 l'an dernier. Depuis l'introduction du code de procédure pénale suisse en 2011, ce nombre augmente chaque année de 15%, contre 3% auparavant.

Avant, tous les cantons ne connaissaient pas l'exécution anticipée et elle n'était accordée qu'aux personnes ayant subi une détention provisoire ou pour motif de sûreté.

ATS

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