Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Staffan de Mistura voit une possible phase favorable pour les pourparlers politiques à Genève si la désescalade en Syrie est entièrement appliquée.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'émissaire de l'ONU sur la Syrie voit une possible phase de simplification dans "le conflit le plus complexe de notre époque". Des avancées à Astana et sur le terrain pourraient doper à terme les pourparlers politiques dont une septième série a repris lundi à Genève.

De manière générale, "il y a un potentiel d'avancée plus élevé que par le passé", a affirmé devant la presse Staffan de Mistura après avoir rencontré les parties et les représentants des membres permanents du Conseil de sécurité. Certes, il ne s'attend pas à une "percée" cette semaine et se fixe toujours comme priorité des améliorations "par étapes".

Les parties doivent avancer dans les quatre "paniers" d'un gouvernement de transition, d'une nouvelle Constitution, d'élections contrôlées par l'ONU et de la lutte contre le terrorisme. A terme, malgré le peu d'avancées jusqu'à présent, une "simplification" en trois phases pourrait toutefois contribuer à une "véritable solution politique inclusive", affirme M. de Mistura.

D'abord, il souhaite que les zones de désescalade décidées par la Russie, la Turquie et l'Iran à Astana, au Kazakhstan, soient appliquées une fois que la question d'Idleb, dans le nord, aura été résolue. Elles doivent permettre une amélioration de la situation humanitaire et de celle des détenus et des personnes enlevées.

Soutien pour les discussions à Genève

Avec la trêve au sud du pays annoncée par les Etats-Unis et la Russie qui semble largement "tenir" selon l'émissaire, cette mesure doit surtout amorcer les conditions d'une stabilisation après la reprise de Raqa à l'Etat islamique (EI), priorité de la "communauté mondiale". Lundi, le régime syrien a lancé une attaque contre les rebelles au sud, malgré la trêve. Un média gouvernemental a affirmé que l'assaut était dirigé contre des djihadistes.

Les améliorations sur le terrain doivent mener à un regain d'"énergie" pour le processus politique. "Tout type de solution sur la situation politique doit et peut uniquement être fait au travers du processus de Genève", a-t-il affirmé. Et il dit avoir reçu un "soutien fort et unanime" des membres permanents du Conseil de sécurité.

Au total, en plus de six ans, les violences ont fait plus de 320'000 tués. Près de 450'000 déplacés et 31'000 réfugiés sont rentrés chez eux depuis début janvier, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Mais 12 millions de personnes qui ont fui ont toujours besoin d'assistance, dont plus de 5 millions de réfugiés.

ATS