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Le président portugais Aníbal Cavaco Silva a nommé mardi le nouveau gouvernement de centre droit proposé par le Premier ministre désigné, Pedro Passos Coelho. Il a été reconduit dans ses fonctions malgré la perte de sa majorité absolue lors des élections législatives.

Il l'avait chargé la semaine dernière de former, "en tant que dirigeant du principal parti de la coalition qui a remporté les élections", un nouveau gouvernement.

La coalition de centre droit de Pedro Passos Coelho, bien qu'arrivée en tête des législatives du 4 octobre, a perdu sa majorité absolue, ne disposant plus que de 104 des 230 sièges de l'Assemblée.

A l'inverse, le Parti socialiste qui a fait élire 85 députés dispose en théorie avec le Bloc de gauche (19 élus) et les communistes (17 élus) de cinq voix de majorité absolue.

Prestation de serment

Antonio Costa, le chef du Parti socialiste qui se disait en mesure de former un gouvernement avec les deux autres partis de la gauche portugaise, a dénoncé la décision du président de renommer Passos Coelho et a promis de le renverser au parlement.

Filipe Soares, député du Bloc de gauche, a estimé pareillement que Passos Coelho ne tiendrait pas. "Je donne à ce gouvernement une semaine, allez, une semaine et demie", a-t-il réagi après la nomination la semaine dernière du Premier ministre sortant.

Dans un communiqué, la présidence portugaise précise que les nouveaux ministres prêteront serment vendredi.

Appels au dialogue

La Constitution prévoit que le Premier ministre doit soumettre aux députés son programme "dans les dix jours qui suivent la nomination" du gouvernement. S'il n'obtient pas la confiance d'une majorité de députés, le gouvernement tombera.

Ces derniers jours, le Parti social-démocrate (SPD) de Passos Coelho a multiplié les appels à un dialogue renouvelé avec les socialistes. La nomination dans ce nouveau gouvernement de ministres de la Culture et de la Modernisation administrative, dont le PS portugais réclamait la création, va dans le sens de cette ouverture.

Mais la députée socialiste Ana Catarina Mendes, porte-parole du PS, n'était guère convaincue mardi soir. "C'est la poursuite de politiques du passé sans évolution (...) C'est un gouvernement épuisé incapable d'interagir au minimum ave la société, c'est un gouvernement sans avenir et qui en a parfaitement conscience", a-t-elle dit à la presse.

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ATS