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La réforme de la prévoyance vieillesse ne doit pas se limiter à la question de l'âge de la retraite. Alain Berset veut unir la révision de l'AVS à celle du 2e pilier. Le nouveau ministre des affaires sociales a fait le point à l'orée de ses 100 jours au Conseil fédéral.

Fidèle à lui-même, le Fribourgeois n'a pas surpris la ronde en lançant un pavé dans la mare. "Je ne privilégie pas le coup d'éclat au détriment du fond; mon but est l'efficacité", a-t-il rétorqué aux questions concernant son style discret. Sa méthode se résume en trois mots: recherche de l'équilibre, transparence et anticipation, a-t-il assuré.

Retraite flexible

Selon Alain Berset, la Suisse a quelques années de répit pour trouver des solutions en faveur de la prévoyance-vieillesse. Pas question donc de précipiter la révision du 2e pilier, malgré les appels des assureurs à corriger à la baisse le taux de conversion du capital en rente LPP.

Le conseiller fédéral veut lier les travaux de réforme de l'AVS et du 2e pilier, anticipant les premiers et ralentissant les seconds. Refusant de parler uniquement du taux de conversion et de l'âge de la retraite, il a rappelé qu'il a toujours défendu une flexibilisation.

Familles paupérisées

Les mutations sociales doivent être intégrées aux réflexions. Face au risque de paupérisation des familles qui augmente, les discussions ne doivent pas se focaliser sur la sécurité au moment de la vieillesse, a relevé le socialiste.

Avant de précipiter la révision en cours de l'AI, qui s'en prend aux bénéficiaires de rentes, il faut mesurer les effets des précédentes réformes, a insisté Alain Berset.

Côté assurance maladie, le socialiste va profiter du débat sur l'initiative populaire de son parti pour une caisse unique pour "réfléchir de manière approfondie au système". L'assurance maladie avec ses plus de 80 caisses fonctionne-t-elle, s'est-il interrogé, en rappelant le cas de EGK, qui doit augmenter ses primes massivement au 1er mai pour avoir effectué de mauvais calculs.

ATS