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Le nouveau vélo que l'armée souhaite acheter pour ses troupes suscite des remous. Alors que des parlementaires se plaignent de ne pas avoir été consultés, Velosuisse déplore que seul un de ses membres ait été contacté dans le cadre de l'appel d'offres. Pour Armasuisse, tout s'est passé dans les règles.

L'armée suisse veut acheter 2800 vélos à l'entreprise zurichoise Simpel, à 2500 francs l'unité, soit 7 millions au total. Mille trois cents vélos supplémentaires devraient suivre. Armasuisse compte distribuer ces deux-roues aux troupes début 2013 déjà.

Problème, "cet achat de vélos doit obligatoirement être soumis en commission de politique de sécurité dans le cadre du message d'armement 2012, que nous n'avons pas encore", a affirmé dimanche à l'ats le conseiller national Eric Voruz (PS/VD), membre de cette commission et cité dans le "Matin Dimanche".

Ueli Maurer, chef du Département fédéral de la défense (DDPS), "doit nous expliquer pourquoi il veut acheter autant de vélos, pourquoi aussi chers, et en plus de mauvaise qualité selon des fabricants de cycles, et quelle en est l'utilité en l'absence de troupes cyclistes dans l'armée suisse", poursuit M. Voruz.

Attribution de la commande

Selon Armasuisse, le contrat n'a pas encore été signé avec Simpel. "Il ne peut pas l'être tant que le crédit n'a pas été demandé à la commission de politique de sécurité", précise Eric Voruz, qui se plaint de "faux pas" répétés à la tête du DDPS.

Les conditions de l'attribution de la commande suscitent également la polémique. Selon Thierry Bolle, du comité directeur de Velosuisse, seul un membre de l'association suisse des fournisseurs de bicyclettes, l'entreprise soleuroise BMC, a été contacté.

"S'il n'y a pas eu d'appel d'offre, il s'agit d'une violation de la loi sur les marchés publics", relève Eric Voruz. Armasuisse affirme de son côté que la procédure a été conforme aux règles. L'appel d'offre figurait par ailleurs sur Internet.

ATS