Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

De nombreux migrants vénézuéliens avaient pu gagner la frontière péruvienne vendredi grâce à des bus mis en place gratuitement par l'Equateur, pays de transit pour ces migrants cherchant à se rendre au Pérou - l'une des économies les plus dynamiques de la région -, au Chili ou en Argentine.

Keystone/AP/MARTIN MEJIA

(sda-ats)

Le Pérou a fermé samedi sa frontière aux Vénézuéliens ne disposant pas de passeport alors que des milliers d'entre eux continuent de fuir leur pays. Cette situation plonge l'Amérique latine dans une crise migratoire majeure.

Vendredi dans la nuit, l'afflux d'arrivées de migrants était tel au poste-frontière de Tumbes, dans le nord du Pérou, que celui-ci, théoriquement ouvert 24 heures sur 24, a fermé à minuit (07h00 suisses samedi) pendant que les nouvelles conditions d'accès au territoire péruvien entraient en vigueur.

Les plus chanceux, déjà présents dans la file d'attente, se sont toutefois entendus dire qu'ils pourraient entrer au Pérou sans passeport samedi au petit matin à la réouverture du poste. La police aux frontières n'a pas répondu aux questions de la presse sur ce sujet.

Nombre de ces migrants vénézuéliens avaient pu gagner la frontière péruvienne vendredi grâce à des bus mis en place gratuitement par l'Equateur, pays de transit pour ces migrants cherchant à se rendre au Pérou - l'une des économies les plus dynamiques de la région -, au Chili ou en Argentine. Ces personnes venaient de traverser la Colombie.

Sentiment antimigrant

Jusqu'à présent, une simple carte d'identité suffisait aux Vénézuéliens pour entrer au Pérou. La décision du Pérou d'exiger un passeport revient à leur fermer la porte au nez, car obtenir un passeport au Venezuela est devenu un parcours du combattant en raison de la crise économique et de la pénurie généralisée, qui affecte aussi le papier servant à imprimer les documents officiels.

Le rythme des arrivées à la frontière péruvienne, jusqu'ici de 2500 à 3000 réfugiés par jour, selon les services d'immigration, devrait s'accélérer. Le pays s'attend à accueillir 100'000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera leur total à un demi-million. Mais le sentiment antimigrant progresse au sein de la société et les restrictions d'accès au territoire bénéficient d'un certain soutien dans la population.

Le gouvernement vénézuélien a assuré que les migrants vont "revenir" grâce aux réformes économiques du président Nicolas Maduro. Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l'étranger, plus de 1,6 million ont fui depuis 2015 la grave crise économique et politique qui sévit dans leur pays. Quelque 90% d'entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

Cellule de crise de l'ONU

Face à l'ampleur du phénomène, les Nations unies vont mettre en place une cellule de crise régionale, a annoncé vendredi Stephane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU. De leur côté, deux agences onusiennes, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d'accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les exigences mises en place aux frontières.

"Personne ne parle de fermer la frontière, il s'agit d'exercer un meilleur contrôle migratoire pour des raisons de sécurité. 80% des Vénézuéliens qui arrivent au Pérou ont leur passeport", s'est défendu le ministre péruvien de l'Intérieur, Mauro Medina.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS