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Le pape François a rencontré pour la première fois en fin de semaine dernière Mgr Bernard Fellay, supérieur des intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). La communauté traditionaliste fondée par Mgr Marcel Lefebvre a rompu avec l'Eglise en 1988.

Le porte-parole du Vatican, Greg Burke, n'a donné aucune précision sur la teneur et l'atmosphère de la rencontre de samedi. Mais elle s'inscrit dans la volonté du pape de construire des ponts avec toutes les tendances du catholicisme, des plus conservateurs aux plus progressistes. Il avait ainsi rencontré l'évêque progressiste français Jacques Gaillot en septembre 2015.

De son côté, le site internet DICI, proche de la FSSPX, a indiqué que la rencontre de 40 minutes s'est déroulée vendredi "dans un climat cordial". Selon lui, le pape "avait souhaité une rencontre privée et informelle, sans le caractère officiel d’une audience".

Discuter sans précipitation

A l’issue de l’entretien, il a été décidé que les échanges en cours se poursuivraient. "Il n’a pas été directement question du statut canonique de la Fraternité, le pape François et Mgr Fellay considérant qu’il faut poursuivre ces échanges sans précipitation", précise DICI.

La FSSPX, fondée en 1970 à Ecône (VS), compte 600 prêtres dans le monde, dont 150 en France. Elle est hostile à la modernisation entreprise depuis le concile Vatican II (1962/65). Les efforts de rapprochement entrepris sous le pontificat de Benoît XVI n'avaient pas abouti et le dialogue est au point mort depuis l'élection de Jorge Bergoglio en 2013.

En décembre 2014 à la Maison Sainte-Marthe, le pontife argentin avait salué rapidement le supérieur de la FSSPX, venu participer à une réunion de la commission vaticane chargée des relations avec sa fraternité.

"Geste paternel"

Mgr Fellay a plusieurs fois attaqué avec virulence le nouveau cours du Vatican, sans toutefois viser directement le pape François. Il a dénoncé une trop grande bienveillance à l'égard d'un monde contemporain que les intégristes considèrent comme habité par le mal.

En septembre cependant, la FSSPX a salué un "geste paternel" quand François a annoncé, trois mois avant le début du Jubilé de la miséricorde, que la confession auprès de prêtres intégristes pendant cette "Année sainte" permettrait de recevoir une "absolution valide".

"Cette année jubilaire n'exclut personne", avait fait valoir François. Il a dit espérer "des solutions dans un avenir proche" afin de "retrouver une pleine communion avec les prêtres et les supérieurs de la Fraternité".

ATS