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Autodidacte surdoué né en Auvergne en 1623, Blaise Pascal (tout à gauche) est devenu un catholique tourmenté après une expérience mystique à l'âge de 31 ans (archives).

KEYSTONE/AP/REMY DE LA MAUVINIERE

(sda-ats)

Le pape François s'est déclaré samedi favorable à une béatification de Blaise Pascal. Ce philosophe, mathématicien, polémiste et théologien français du XVIIe siècle s'était vivement opposé aux jésuites à son époque.

"Je pense moi aussi qu'il mérite la béatification. J'envisage de demander la procédure nécessaire et l'avis des organes du Vatican chargés de ces questions, en faisant part de ma conviction personnelle positive", a déclaré le pape.

Jorge Bergoglio répondait à une question en forme de plaidoyer d'Eugenio Scalfari, le fondateur de La Repubblica, dans un entretien publié samedi par le quotidien italien.

Autodidacte surdoué né en Auvergne en 1623, rivalisant dès l'adolescence avec les plus grands mathématiciens, polémiste efficace, Blaise Pascal est devenu un catholique tourmenté après une expérience mystique à l'âge de 31 ans.

Malade et sujet à de violentes migraines, il est mort en 1662, à 39 ans, sans avoir eu le temps de finir son apologie de la pensée chrétienne, dont l'ébauche a été publiée après sa mort sous le titre "Pensées".

Dans cet ouvrage, il a exposé son "pari", expliquant qu'il n'y avait rien à perdre et tout à gagner à croire en Dieu. De manière moins connue, ce raisonnement s'accompagnait aussi d'un appel à une conversion du coeur et un choix de la pauvreté susceptible d'avoir touché le pape argentin.

Amis de la pauvreté

Outre une jeunesse plutôt prétentieuse et mondaine, les féroces "Provinciales" de Pascal en faveur des jansénistes dans leur lutte théologique et politique contre les jésuites pourraient cependant faire obstacle à une éventuelle béatification.

Mais l'élection en mars 2013 de François, le premier pape jésuite, pourrait avoir modifié la donne.

"Trop de contentieux traînaient entre l'auteur des Provinciales (et les jésuites) pour qu'un pape tiers à l'affaire puisse se sentir légitime à mettre sur les autels (...) le vibrionnant adepte de l'apostrophe ironique", écrivait Xavier Patier, auteur d'un livre sur l'expérience mystique de Pascal, dans le magazine Famille Chrétienne en mai 2013.

"Nous avons ce pape, et de surcroît un pape ami de la pauvreté, cette pauvreté que Blaise disait avoir décidé d'aimer", ajoutait-il.

ATS