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Le Parlement allemand a approuvé vendredi soir le pacte budgétaire européen et le mécanisme de sauvetage permanent MES, offrant une large majorité à Angela Merkel. Pour la chancelière, ce scrutin "montre au monde" que l'Allemagne s'engage pour la monnaie unique.

Une majorité des deux-tiers était requise dans les deux chambres parlementaires, Bundestag et Bundesrat, pour avaliser les deux piliers mis en place par les Européens pour sortir la zone euro de la crise. Elle a été largement atteinte grâce au soutien de deux des trois partis d'opposition, soutien que la chancelière avait activement négocié ces dernières semaines.

A eux seuls, pacte budgétaire et mécanisme de sauvetage ne suffiront pas "à parachever l'union économique et monétaire", a reconnu Mme Merkel dans un discours au Bundestag avant le scrutin, mais ils sont "un pas important qui montre au monde que nous nous engageons pour l'euro".

Sommet de l'UE évoqué

La chancelière conservatrice a aussi rendu compte aux élus des résultats d'un sommet marathon des dirigeants européens qui s'était achevé vendredi matin à Bruxelles, et où elle a cédé du terrain sur un certain nombre de points. Elle a défendu le fruit des négociations comme "une décision bonne et raisonnable".

Mme Merkel a levé son veto à l'utilisation des fonds européens pour recapitaliser directement des banques et accepté d'assouplir les conditions du rachat de dette de pays en difficultés par ces mêmes fonds. Le président du principal parti d'opposition SPD (sociaux-démocrates) l'a félicitée pour ce geste.

Mais le MES tout juste adopté se retrouve ainsi doté de nouvelles attributions avant même son entrée en vigueur. Comme plusieurs fois par le passé, les députés allemands, dont plusieurs ont laissé libre cours à leur grogne vendredi, devaient se prononcer sur quelque chose de facto déjà dépassé par la réalité.

"Nous savons déjà que ce texte sera bientôt obsolète", a argué une députée d'extrême-gauche (Die Linke), fustigeant "un enc... du Parlement".

ATS