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La parcelle de vigne que Guy Parmelin a vendu à son frère continue de faire des vagues (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le Conseil fédéral se penchera mercredi sur l'affaire Parmelin. Les commissions de gestion du Parlement lui ont soumis une série de questions auxquelles le gouvernement répondra. Elles se pencheront à nouveau sur le dossier le 19 mai.

Le ministre de la défense Guy Parmelin avait reconnu lundi une "faute politique", après s'être exprimé devant les commissions suite à la tempête médiatique provoquée par son soutien à un allègement fiscal en faveur des paysans. Mardi, c'était au tour du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann d'être auditionné.

Le Bernois, tout en dénonçant des fuites "dérangeantes" sur le co-rapport présenté à ses collègues par Guy Parmelin, s'est refusé à donner un avis au nom du collège exécutif. "Je ne sais pas s'il y a eu conflit d'intérêt", a-t-il poursuivi. Le président de la Confédération ne veut en outre pas juger la gravité de la "faute" du ministre de la défense.

Le Conseil fédéral abordera le dossier mercredi. Ce sera aussi l'occasion de rappeler les lignes directrices en matière de récusation. Reste à savoir si celles-ci doivent précisées et comment.

Pour le président de la commission de gestion du National Alfred Heer (UDC/ZH), il revient au Conseil fédéral de trancher et pas à l'organe de surveillance parlementaire. La commission attend désormais les réponses du gouvernement.

Le quotidien alémanique Blick a révélé vendredi que le ministre Guy Parmelin s'était engagé auprès du gouvernement en faveur d'une exonération fiscale de la vente de bâtiments agricoles et sylvicoles. Il était alors encore co-propriétaire, avec son frère, d'une parcelle de vigne sur le domaine des Parmelin. Guy Parmelin l'a ensuite revendue à son frère avec effet rétroactif au 1er janvier 2016.

ATS