Le parlement de Wil (SG) a déclaré jeudi soir l'état d'urgence climatique. Cette ville de près de 24'000 habitants rejoint ainsi Delémont et Olten (SO).

Fief de la conseillère fédérale libérale-radicale Karin Keller-Sutter, Wil devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre à zéro d'ici à 2050. Une résolution en ce sens a été acceptée par 23 voix contre 15 par les députés, a communiqué la ville.

L'exécutif et l'UDC se sont prononcés contre cette proposition. Le PLR a émis des réserves. Le texte, déposé par l'écologiste Guido Wick, demandait initialement que la ville devienne neutre en carbone d'ici 2030, mais le groupe PDC a proposé en guise de compromis de repousser l'échéance de vingt ans.

Une centaine de "grévistes du climat" ont manifesté avant la séance du parlement, pour la première fois à Wil. Le collectif derrière ce mouvement parti de Suède et qui a trouvé un large écho en Suisse s'est dit satisfait de la déclaration de l'état d'urgence climatique, mais déçu du compromis trouvé.

Niet du canton

La ville st-galloise va ainsi plus loin que son canton. Jeudi, le Conseil d'Etat a refusé de proclamer l'état d'urgence climatique. En réponse à une question ordinaire du vert'libéral Jörg Tanner, il a estimé que cette mesure n'était pas appropriée. Une journée spéciale sera toutefois consacrée au climat, à l'environnement et à la durabilité lors de la session de juin du Grand Conseil. La ville de St-Gall n'a pas non plus voulu prononcer l'état d'urgence climatique.

Les parlements des cantons de Vaud, de Bâle-Ville et de Zurich ont eux déjà donné suite à cette revendication phare des "grévistes du climat". A l'étranger, l'Irlande et le Royaume-Uni ainsi que de nombreuses grandes villes ont aussi déclaré l'état d'urgence climatique.

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