Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les députés grecs ont adopté jeudi l'accord sur l'échange de dette prévu dans le cadre du second plan de sauvetage de la Grèce qui doit éviter que le pays ne sombre dans la faillite. Cette opération de restructuration est inédite par son ampleur dans l'histoire financière.

Par cet échange de titres, les créanciers privés d'Athènes effacent 107 milliards d'euros de dette dus par la Grèce. La participation du secteur privé, à côté d'une nouvelle aide de 130 milliards d'euros, joue un rôle central dans la résorption de la dette souveraine grecque, censée être ramenée de 160 à 120,5% du PIB d'ici 2020.

Suivant une procédure fréquente au parlement grec, le président par intérim Anastasios Kourakis a proclamé la loi automatiquement adoptée, le gouvernement disposant d'une majorité de sièges et aucune demande de vote n'ayant été exprimée.

"Travailler, travailler, travailler"

L'approbation de ce texte ne faisait de toute façon guère de doute, en raison de la large majorité de 193 sièges sur 300 détenue au parlement par les socialistes du Pasok et les conservateurs de Nouvelle Démocratie.

Les trois partis de gauche ainsi que le parti d'extrême droite Laos se sont prononcés contre le projet de loi qui "sera profitable aux banques et aux monopoles, pas à la population", a dénoncé un député communiste.

"En approuvant cette loi, le parlement nous permettra de commencer à sortir de la tourmente", a de son côté insisté le ministre des Finances Evangelos Venizelos. "Pour réussir, nous devons être unis, sérieux, dignes de confiance et tenaces, et travailler, travailler, travailler", a-t-il martelé.

ATS