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Le texte vise à protéger les femmes et les filles contre toutes les formes de violence, dont la violence domestique (image symbolique).

KEYSTONE/APA/HANS KLAUS TECHT

(sda-ats)

La violence faite aux femmes doit être combattue selon des normes semblables en Europe. Après le Conseil des Etats, le National a soutenu par 123 voix contre 50 la ratification de la convention d'Istanbul du Conseil de l'Europe.

Tous les partis, hormis l'UDC, ont fait valoir mercredi que la violence domestique est un problème planétaire dont la Suisse n'est pas épargnée: 41 cas par jour ont été signalés en 2016, soit près de 15'000 sur toute l'année. Dix-neuf personnes, dont 18 femmes, en sont mortes.

"Lutter contre les violences faites aux femmes est un engagement nécessaire", ont déclaré les rapporteurs de la commission. En ratifiant la convention, la Suisse donne un signal fort et montre l'exemple aux autres pays.

Pour Yves Nidegger (UDC/GE), la violence n'est, au contraire, pas un problème helvétique. La convention ne fait donc pas sens, d'autant plus que le droit suisse réalise déjà tout ce que le texte demande. Il a également reproché le fait que les hommes et garçons soient écartés de la convention. Ce qu'a immédiatement contesté Mathias Reynard (PS/VS) en citant la page correspondante.

En ratifiant le texte, la Suisse s'enferme dans un schéma régressif, selon M. Nidegger. "Au contraire, pour montrer l'exemple, on ne devrait pas signer la convention.""Ce serait pitoyable", a contre-argumenté Christa Markwalder (PLR/BE). En outre, la Suisse a largement contribué à l'élaboration de la convention.

Une femme sur trois

"Ce serait très dommageable pour l'image de notre pays", a renchéri la ministre de justice et police Simonetta Sommaruga. La Suisse ne peut pas simplement signer des conventions quand cela lui rapporte de l'argent, il faut être solidaire.

La violence se trouve partout, dans toutes les cultures et parmi tous les âges. Une femme sur trois y est confrontée au cours de sa vie. Lorsque l'on regarde les chiffres, il est difficile de croire que la Suisse n'a aucun problème, a-t-elle conclu.

La convention n'entraînera pas de modifications législatives. Elle permettra de réduire les coûts liés à la violence faite aux femmes grâce à une meilleure coordination. Les Verts sont néanmoins étonnés que les victimes qui se réfugient en Suisse n'aient pas le droit d'y rester et comptent interpeller le Conseil fédéral à ce sujet, a annoncé Sibel Arslan (Verts/BS).

Toutes formes de violence

La Suisse a signé la convention en septembre 2013, elle est entrée en vigueur l'été suivant. Le texte vise à protéger les femmes et les filles contre toutes les formes de violence. La violence psychologique, physique et sexuelle, le harcèlement, les mariages forcés, les mutilations génitales féminines, les avortements et stérilisations forcés y sont déclarés punissables pénalement.

La convention a aussi pour but d'éliminer la discrimination des femmes et de promouvoir l'égalité entre les sexes. Dans le domaine des migrations et de l'asile, elle demande des titres de séjour indépendants pour les victimes.

Les Etats qui ont adopté le texte doivent prendre des mesures pour prévenir la violence et protéger les victimes. La convention encourage les programmes de sensibilisation, la formation de professionnels, les traitements pour les auteurs d'actes de violence et la collaboration avec les ONG. Un nombre suffisant d'hébergements où trouver refuge et un numéro de téléphone national d'aide doivent être mis sur pied.

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ATS